03 mai 2016

Décadence et recentrage. (1)

3806914240La gripaille du jour cache l’étendue magistrale du silence dans son mouvement déconcertant de hachoir. Dans un territoire vide de tout tumulte, le désir grimpe aux hautes sphères d’une attente impatiente.    

 

Les fausses routes sont nombreuses et déroutantes. La nuit enfourne l’haleine récalcitrante et tapisse le visage pressé d’une multitude de portes verrouillées.  

 

L’érosion de la langue et de la salive tapisse tout le corps de terres vagues. La peur de l’inconnu intensifie l’écho de nous-mêmes dans un libre échange de sons caverneux.  

 

Au loin, une douceur ardente s’étire délicatement dans la chair-matière en déliquescence. Serait-ce l’appeau du vertige ou la voix secrète ensevelie sous la masse ?  

 

Une présence dérobée nous observe. Une page de sonorités et de résonnances écoute le vide apparent avant de se retirer comme une mer épongée par le remoud de ses vagues.

 

- Bruno Odile - Tous droits réservés ©

Posté par lacollineauxciga à 09:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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