28 octobre 2017

Une coulée de désœuvrement comble l’éternité cabocharde.

Que de mirages et que de nausées ! Il ne s’agit pourtant pas de repentance mais de remembrance. Dans cette foison de reliquats d’ectoplasmes tout délit augmente la déchirure du premier jour. C’est aux marges de ce monde et à ses frontières de foutaises que l’on retrouve ce qui le dessine comme de la vapeur sur un miroir.   Voilà, à nouveau, la langueur monotone, confabulée avec la nature du dedans et trifouillant les cailloux qu’aucune rivière n’a jamais su emporter. Voilà à nouveau que tu m’enracines et me courrouces à... [Lire la suite]
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23 octobre 2017

L’attente s’écume au désir fluctuant.

La force du désir se loge dans l’insatiable boulimie du temps. Elle se propage sur toutes les couches de rouille poreuses où l’oubli s’est installé. Mais, je désire croquer le chemin qui mène jusqu’à toi. Je veux broyer ce grain noirâtre gravé dans mon sang comme un souffle de lumière et le briser de mille coups de cœur. C’est ainsi que je pourrais te livrer toute mon incompétence naturelle et c’est ainsi qu’elle deviendra la garante de mon authenticité.   Je m’atrophie trop à me dessaisir de ton empreinte. Oui ! À me... [Lire la suite]
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19 octobre 2017

Jour cédé A l’incompréhension de la visée Où chacun déplie ses ailes                          Sur le chemin de la veille.     Cœur ouvert au vent Moissonneur de désirs brûlants La tête et l’esprit aussi clairs de peau Que le filet d’eau du ruisseau Où s’altère notre sang Avide du froment des ans  Sur les rives de nos trêves Et de nos mauvais rêves.   Démantelés, nous finirons démantelés.   - Bruno Odile -Tous droits réservés ©
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19 octobre 2017

« J’accepte la grande aventure d’être moi. » - Simone de Beauvoir     Vieillir, c’est patiner comme du verre lustré. C’est voir la lumière sans que le regard soit détourné. Etre conscient, induit notre comportement par la raison. Etre fou, permet le dépassement au-delà de la mesure. Alors comment être inconscient et lucide tout à la fois ?   Aimer, c’est pouvoir dire, au travers de l’être que je suis, Je t’aime, dans le prolongement de l’amour que je me porte.   Dans l’onde du silence... [Lire la suite]
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18 octobre 2017

Sur le rebord de soi et des autres.

Un peu plus tard, nous reviendrons sur la pente où nos mains ont glissé. Nous chercherons le point d’appui que nous n’avions pas vu, le creux dans la pierre où notre pied a cédé. Il y a toujours un retour de flamme incongru, un moment accordé pour recommencer le chemin déjà parcouru. A l’écart, sur le rebord de soi et de sa chair, on imagine le monde tel qu’il aurait pu être. Si tout s’était déroulé autrement. Si tout avait souri à nos foulées claires. Mais, on en revient toujours à la chute. On redimensionne notre esprit à la... [Lire la suite]
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12 octobre 2017

Appartenir au désir comme une joie évasive.

Avec le temps, va, roule et s’envole la poussière tourbillonnante de la révolte. Inutile de fossoyer dans le brouillard ou de chercher à ensevelir la douleur de l’absence avec perte et fracas. On n’oublie pas, et ça dure. On ne change guère et ça pèse. On tripote longtemps l’idée d’un sourire perdu, d’une présence manquante. Au fond, le passé est toujours une actualité qui pirate le présent. Il nous impose ses souvenirs, ses éblouissements et sa fureur. Il faut du temps, beaucoup de temps pour épouser à nouveau le cœur de celui... [Lire la suite]
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06 octobre 2017

Ne pas céder aux roulis du vide

               Quelle voix surgit près de moi ? Quel gémissement titille mon oreille ? Dans le silence du monde, j’entends battre mon propre cœur. Je suis ballotté par une tension qui n’est pas la mienne. Je communie avec une promenade sans frontière, un lieu virtuel où les mots et les âmes se décolorent.   Il y a une vie derrière les paroles. Au fond de chaque mot, une histoire se trame. Comme une bougie sous un abat-jour, comme un grain de lumière sous la porte, comme le... [Lire la suite]
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