25 décembre 2017

Glouton et gloutonne, nous bravons l’adieu pour déjouer le feu.

Il me faut dénouer l’errance de ses boucles de bohémienne et m’asseoir à l’intérieur d’une terre inoccupée. Les volets du temps claquent sur ma figure. Rien ne serait plus beau que notre enfance apparaissant au bord d’un labour d’eau et d’une rivière de frissons. Par l’amour nous sortirions de l’obscure caresse du temps et nous irions rejoindre l’air qui se blottit dans la motte. Faudrait-il toucher aux sillons ouverts pour que la matière nous ressuscite ? Je perds mon patois dans ce travail laborieux, partout les cordes... [Lire la suite]
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12 décembre 2017

Le temps s’accorde à la démesure.

Je te retrouve dans une douceur amortie d’un repos. J’ai traversé la mer et me trouve sur la même berge qu’avant mon sommeil. Parfois, je voudrais habiter la détresse qui illumine l’espérance. Je voudrais m’incarner dans le sursaut du rêve qui atteint l’intimité enfouie sous les mots que je t’écris. Ecrire notre histoire, c’est s’enfermer avec elle à double tour sans pouvoir rien changer aux pierres qui la scellent. C’est un peu mourir une deuxième fois. C’est renoncer aux tourments ventriloques assaillant le vertige. Les mots... [Lire la suite]
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12 décembre 2017

La récolte.

La rage d’être s’incarne volontiers en courtisane pourvoyeuse d’effusions sentimentales. Il est impératif que tout soit ramené à sa forme première, aux berceaux des refoulements, aux certitudes ankylosées et à la vie tremblante. Il nous faudra puiser à l’innocence et à la source du silence. Nous devons créer une voie de vitalité en plein cœur du désert.       Viens. Aide-moi. Il faut égrener du plaisir ce qui en est la source, son moteur, son inspirateur.    L’amour n’est jamais irrécupérable,... [Lire la suite]
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