19 juin 2016

Je suis dans la fuite où tout s'arrête.

C’est par l’incision du rêve que l’on échappe à la morsure des dogmes. Si demain encore nos paupières se souviennent de l’embrasure de nos émotions profondes et de nos crachats impurs, c’est que l’infini se courbe pour nous encercler. Je conserve en moi, pour seule assertion véritable, l’éloge friable de la construction de nos châteaux de cartes. Réalité défigurée contre vérité empirique, l’heure s’épuise. Les pierres manifestent leur appartenance aux rochers et la résistance prend le pas sur l’accomplissement. Il faudrait faire... [Lire la suite]
Posté par lacollineauxciga à 10:30 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

30 mai 2016

Singulier, je le suis par défaillance.

La terre est fourbue de catastrophes, de famines, de guerres, de dominations très injustes, de mœurs sanguinaires, de répressions injustifiées, d’atrocités sans noms, et de quelques autres acraties belliqueuses.      Des moments de grandes lassitudes augmentent ma générosité à l’égard du vide. Des moments où je caresse l’idée affreuse de l’anonymat de mes propres souffles. Des tempos où tout n’est pas rose et où la joie a du souci à se faire.      Tout est surfait dans ce monde en panique.... [Lire la suite]
Posté par lacollineauxciga à 08:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
29 juin 2015

Dans mes cellules, l’espace tout entier est le dormeur de l’infiniment grand.

Un matin gris de reliquats interminables, à l’heure nue qui monte des cimetières d’écumes, j’ai vu une beauté sauvageonne remonter des transparences inexplicables et s’ériger à hauteur de la lumière. J’ai aussitôt tourné de l’œil, aveuglé par mille miroirs reflétant le soleil des cœurs humains. J’ai glissé un doigt sur la vitre d’étincelles, j’ai volé de l’espoir dans les petites fêlures des grains de sable. J’ai raccommodé mes rêves d’enfants à tous ceux qui s’échappent par les rognures coincés sous ma peau. Et je suis resté... [Lire la suite]
Posté par lacollineauxciga à 07:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
26 juin 2015

Les jours de gueule de joie.

Que vais-je vraiment voir de tous les rires qui ont approché l’espoir sans dérouter la grande douleur du monde ? Que reste-t-il de la joie dissoute qui crache son mégot dans la brume ?      Lumière adossée au néant, je suis une prune greffée sous le regard recouvert de feuilles. J’ai mille soleils dans mon gosier, des ruches et des grelots sur le bout de la langue. D’un arpent souriant, j’ai fait une piste d’étincelles et, d’une pente généreuse, une glissade initiatique. Apatride de l’évidence, je... [Lire la suite]
Posté par lacollineauxciga à 08:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
23 juin 2015

J’ai dans le cœur une fête perpétuelle que j’ignorais.

J’ai faim et le régime que je m’impose n’a de sens que pour la raison qui l’a souhaité. Je mange comme un goinfre et mon corps pâtit d’une surabondance. L’équilibre n’est pas une simple convenance et devient impératif pour tous ceux qui ne veulent pas marcher sur la tête. Faut-il altérer sa soif, sa faim, son désir ? Fusion, tu me tiens par la queue charnelle de la possession et je fais le paon devant la réciprocité. Qui que tu sois, dans le face-à-face intime, mon goudron d’apparat fond comme une solitude étouffée sous une... [Lire la suite]
Posté par lacollineauxciga à 06:31 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
19 juin 2015

La sagesse n’existe pas.

Toujours ce malheureux divorce avec la vie. Un frisson imprévu sur une eau calme, le cœur drogué par de malsaines pensées, j’avance d’un pas et recule de deux. Je marche avec la solitude et je fonds comme neige au soleil. L’exactitude me ronge, rien ne s’accomplit dans la conformité de mes songes. Je suis une goutte d’eau dans le bec d’un colibri lorsque la forêt s’enflamme. Parfois, je frappe à la porte d’un sourire, mais personne n’est là.  La nécessité d’être lucide ne nous rend pas aveugles aux émotions qui caressent notre... [Lire la suite]
Posté par lacollineauxciga à 11:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

16 juin 2015

J’oscille entre contradiction et paradoxe.

Depuis toujours, le noir efface les traits de lumière et nous laisse inventer des monstres et des refuges. Je dois laisser transpirer la pluie dans le fourre-tout de mon âme ouverte. Puis accepter que les retenues affligeantes ne puissent avoir la capacité de nous livrer à l’espérance qu’elle avait fait naître. Il me faut savoir libérer ma mémoire de ses charges émotionnelles et pénétrer l’oubli par delà sa coque de sable durcie.  Je suis un déchirement permanent, toutes mes plaies sont convulsives. Je ne connais pas encore le... [Lire la suite]
Posté par lacollineauxciga à 09:22 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
12 juin 2015

Gommer son être pour le libérer.

Ma vie, mon cœur t’est soumis. Mon cœur, mes gestes te ressemblent jusque dans l’élan qui les active. J’ai l’absurde énergie du trémolo qui dévie le son initial. J’ai la parenthèse facile et la virgule agile. Le point que j’utilise ne ferme pas la phrase, il indique à partir d’où le non-dit se résume.  Rien n’est perdu d’avance pour celui qui s’inspire de la détermination de ses désirs. Ami des étoiles, j’irai te chercher la lune même si je sais pertinemment que c’est matériellement irréalisable. Je t’offrirai des perles et des... [Lire la suite]
Posté par lacollineauxciga à 07:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
07 juin 2015

Installé sur les lèvres du monde...

La joie me parait le meilleur moyen pour réconcilier mon être avec le présent du monde. Elle détient toutes les qualités du bonheur sans êtrel’exercice d’un but à atteindre et d’une finalité. Aujourd’hui, il faut que quelque chose arrive pour rompre la monotonie, pense mon intellect. Et puis, si rien ne vient, à tout prendre, que je sois capable de me satisfaire de ce qui m’est donné : l’air, le calme apparent autour de moi, le jardin qui parait stoïque au cœur de cette journée printanière un peu grise. En fait, il faut me... [Lire la suite]
Posté par lacollineauxciga à 12:56 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
05 juin 2015

le bonheur est « explosif amoral et subversif ».

Je ne sais oublier le sourire du premier instant malgré le tohu-bohu de mon existence. Il revient sans cesse comme un refrain, comme une île perdue que le hasard ne cesse de mettre sur mon chemin. Je est un autre, disait Arthur Rimbaud, mais dépossédé de ma richesse personnelle, je n’aurai plus aucune empathie avec le vivant. Je, c’est le monde transfiguré qui déborde de mes veines et altère la soif du monde imperceptible. Il représente l’expérience condensée de l’essence même de ma conscience. Il est ce que je suis et... [Lire la suite]
Posté par lacollineauxciga à 07:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]