31 décembre 2016

Quoi de toi, quoi de moi ?

Quoi de toi, quoi de moi ? Qui connait le chemin où se déroulent nos corps ? Le temps nous déplace, nous tourne et nous berne. Nos voix immobiles s’animent d’angoisses tendres et nos mains se resserrent comme un fil de cuir après la pluie. Une voie faite de deux, puis un rêve, un exode, un exil, et le déchirement de se taire pour ne pas recouvrir l’intime sensation faisant vibrer notre sang. La mémoire écharpée, un flot de communes différences dément nos tissus emmêlés. Les bruits sont partout. Une drôle de résonnance bleue... [Lire la suite]
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26 décembre 2016

Pourquoi ne rien dire…

Pourquoi ne rien dire et ne pas laver de tout soupçon l’ingénierie où s’activent nos dépassements ? J’habite une irritation, un soufflet pour les braises rougeoyantes, un ciseau d’orage pour les ciels morcelés d’attente. Les failles qui nous augmentent ne se vident pas ; au contraire, elles se remplissent des laquais de la présomption et ils hantent tous nos paradis. Au cœur de l’homme, les ténèbres omniprésentes tancent comme des roseaux pliant sous le Mistral.    Aspirées par les dédales de nos angoisses, nos clartés... [Lire la suite]
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21 décembre 2016

Mon fils, je ne saurais te dire.

Mon fils, je ne saurais te dire l’exaltation qui réprime l’angoisse comme l’eau sur le feu. Points de leurres ni de faussetés, la délivrance ne vient qu’à celui dont le fer a tordu les poignets et la langue. Le jour détruit encourage les combats et l’engagement forcené qui déchire nos âmes et nos corps. Nos faiblesses sont des galles ayant incubé de longue date et leur façon de se répandre frôlent l’épidémie, la contagion funeste.   C’est l’espoir qui renouvelle chaque jour et non le contraire. Vaincus, nous le sommes chaque... [Lire la suite]
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14 mars 2015

Age béni des heures gonflées comme des outres pleines !

Age béni des heures gonflées comme des outres pleines ! Age heureux des questionnements sans réponse ! Suaire d’incorruptibles rétentions, l’âge des candeurs propices et de l’émerveillement instantané éclate nos pupilles. Tout se mise dans la cour de l’ignorance. La joie et les peines se révèlent immédiatement, se poursuivent et se chassent mutuellement. Je joue avec le sommeil, je pense à Diogène dans une rue descendante et j’imagine fondre ma vie au soleil comme une lampée de miel sur une cuillère de bois. Je suis enfant... [Lire la suite]
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13 mars 2015

Tu es né d’un quatre feuilles

Tu es né d’un quatre feuilles rugissant au milieu d’un jardin de sens et de perditions. Je t’ai vu sortir du ventre de la nature, cette mère sauvage et multiple, elle a accompagné tes premiers gestes et tes premières cabrioles. Très vite, tu es devenu un Tout uniforme dans les profondeurs de mon silence. Solide et miniature tout à la fois, tu as reprisé les failles de mon histoire. Et dans ma chair jusqu’à lors fracturée comme une ombre à deux visages, tu as fait naître de petits ronds de soleils accompagnés de rouge gorges chantant... [Lire la suite]
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11 mars 2015

Le feu est entré dans notre maison

Le feu est entré dans notre maison et ses flammes lavent plus clair que n’importe quelle prière. Peau contre peau, notre joie est l’anesthésie momentanée de toutes les perforations. L’enfance cachée dans la cabane du crépuscule accouche des rivières qui débordent. Dans nos veines, la pleine mer annonce les nuits de naufrages et de turbulences. Nos corps en mutation cherchent l’accord vers le passage de l’infini. Quartz laiteux, ma propriété principale est d’osciller à une fréquence stable lorsque je suis stimulé et je tremble sans... [Lire la suite]
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09 mars 2015

Je n’ai pas voulu reproduire le monde

Je n’ai pas voulu reproduire le monde des hommes, ni même l’imiter. Il est trop vil le monde, trop sale et trop saillant pour qu’on puisse l’arborer comme un étendard. Fragile figure se consumant dans l’instantané, l’heure plie sous le poids de ses dédicaces. Je n’ai pas choisi les liens qui me cernent. Le trajet coule comme un métal d’eau parmi les rugissements d’autres mesures, d’autres tempos. Je suis renfermé dans un sceau de paroles et de nœuds, dans la syntaxe d’une élocution inexistante. L’expérience de la désappropriation est... [Lire la suite]
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06 mars 2015

Nous portons nos enfances

Nous portons nos enfances jusqu’aux bords ruisselants de nos frontières. Des bouts de fils et de laine blanche tricotent ensemble des longs cordages extravagants. Nos candeurs exhalées dévisagent le monde et tirent la langue aux passants incongrus. Nous portons nos enfances comme le charretier conduit son attelage, se frayant un chemin parmi les ombres et les ravins. Nous détenons dans le regard toute la source de nos magnificences et c’est de ce reflux d’images, tantôt normales, tantôt subliminales, que nous extirpons des vagues... [Lire la suite]
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04 mars 2015

J’ai hérité de l’angoisse

J'ai hérité de l’angoisse. Comment vais-je pouvoir te dire où se trouve la pierre dans la pierre et où brûle la main de ta mère sertie de flammes comme un oiseau en plein vol ? Le vide géniteur est aux abois, il s’indigne et recrache ses pépites sur les forges de l’avenir. Je ne sais où aller, je voudrais être partout à la fois. Entre nous, la mince pellicule du sommeil récite le temps d’une naissance ou d’un lieu ressuscité. Passagers d’un jour, nos racines sont des fleuves étrangers à la terre rêche et rocailleuse. Nous sommes... [Lire la suite]
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02 mars 2015

Crache et crie !

Crache et crie ! Voici les cendres de mes humeurs, des tourbillons grimés par les naseaux de l’aube. La tempête est matinale, déjà des étoiles s’enfument et le ciel change de couleur. La mémoire est trompeuse et la fiction débonnaire. Des gouffres de désirs se brisent dans les heures de brouillard. Des brasses et des brasses pour rejoindre la rive et puis des noyades et des naufrages. J’arrive de là-bas, là où il n’y a rien. Des îles désertes, des sols argileux, des passerelles toujours ouvertes. Je suis là, debout, sur l’espoir... [Lire la suite]
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