28 janvier 2017

L’idée du néant devient peu à peu un gage de paix.

Dans l’égarement le plus intempestif qu’il me soit donné de vivre, je touche à l’inexprimable retentissement de mon être. Pourquoi, aujourd’hui, le bonheur se pulvérise sans même nous ouvrir son espace ? Parce qu’au travers de l’illusion qui nous est vendue dans tous les lieux mercantiles de l’espérance, la joie qui pourrait nous animer n’est plus une image reliée de l’être à la vie mais le simple aboutissement d’un plaisir. Le bonheur ne peut pas se libérer uniquement par l’intermédiaire d’une attitude positive. Il nécessite la... [Lire la suite]
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20 janvier 2017

Aveuglé par l’air ambiant.

Rien n’est parfait. Une destinée heureuse n’est qu’un espoir dans l’attente d’un réconfort plus grand. Je me console de mes manques et de mes pertes avec le rêve fondé d’une vie meilleure. Les jours qui passent grippent sur les nuages que je n’arrive pas à escalader. Me voici face au mystère de l’enthousiasme qui me conduit. Devant moi s’ouvre un horizon de prières et de contemplations. Je plonge dans l’imaginaire des anges, dans le crépuscule végétal où s’évadent par milliers des consonances rébrousières par-delà la cathédrale de... [Lire la suite]
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07 janvier 2017

Invisible silence.

Toujours conduit par la même exigence intérieure : inlassablement corriger la réalité pour amoindrir et effacer si possible les défauts qu’on lui attribue. N’est-ce pas là un travail absurde ? Doit-on en permanence trier le désordre de la matière afin de la rendre plus comestible ? Durant son transfert à la voix, le langage transpose le dépôt de miasmes enregistrés sur l’horizon de celui qui parle et ce que je considérais comme une liberté n’est finalement qu’une limite de mon expression.    Je traverse l’été qui s’affole.... [Lire la suite]
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21 juin 2016

Pour l’utopie, l’existence n’est qu’une poêle à frire.

Parfois, le paradis ne suffit pas et le sacré obtient les relances narquoises du ciel. Parfois, les sens affûtés rechignent à percevoir la moiteur indifférente aux jubilations de la nature qui se réveille devant moi. Parfois, je suis égaré, les mains dans le ruisseau et l’esprit flottant au-dessus des pourparlers avec les rigoles voisines. Je ne cesse de courir au devant de la vacuité de peur qu’elle ne m’engloutisse. Je fuis le silence, ce virus intarissable où s’abandonnent les pas les plus solides. Je me quitte comme une chemise de... [Lire la suite]
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