12 septembre 2014

Le calme déferlement. (Suite 8)

L’enfance attachée à l’ombre d’un cerisier, j’invente le miracle de la mémoire corporelle. La parole que j’utilise vient tout droit de l’imaginaire. Des oiseaux verts sillonnent le ciel couturé d’inconnu et des taureaux jaunes broutent des herbes ferrailleuses. Des signes étranges noircissent la page blanche. J’écris l’épuisement des certitudes avec le chalumeau des humeurs fiévreuses. Je vis le dédoublement des hypothèses cernées d’épreuves rugissantes. Le feu est un compagnon douloureux, léger et fugitif, il embrase jusqu’à mes... [Lire la suite]
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07 septembre 2014

Le calme déferlement. (Suite 6)

A présent, l’aube interdit le dressage des étoiles et le jour prend source aux confins des masses écarlates. Les farandoles de la nuit s’oublient à la tendre lueur qui découche de l’ombre. Ceux que l’on aime transitent du cœur à la pensée et font naître des étincelles dans nos regards revigorés. L’esprit et l’émotion s’unissent pour dégrever l’albâtre teneur qui nous agenouille au fond de nos gouffres. Sous la peau, l’idée floue d’une danse primitive fertilise les graines que nous avions conservées pour germer à notre tour d’un rêve... [Lire la suite]
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02 septembre 2014

Le calme déferlement. (Suite 5)

On ne quitte l’isolement que pour chaparder à l’intimité immédiate la fleur qui manque à notre jardin. Nos bouches gourmandes ne se lassent pas des caresses amoureuses, nos peaux fréquentent le plaisir du renouvellement, frisson contre frisson. Du soleil qui va naître entre les cloisons, par les chemins inconnus, nous allons écouter notre corps au plus près du mystère. La rencontre muette avec le silence d’un corps amplifie l’extrémité vivante de l’émotion. Le simple partage des sens approfondie la conscience de soi. Nos détresses... [Lire la suite]
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01 septembre 2014

Le calme déferlement. (Suite 4)

Tout dérive sans jamais véritablement se perdre. Nos esprits accusent l’informe autant que l’informulable. On se révolte contre les cadres et les passages obligés, mais dès lors qu’ils disparaissent, on s’égare. Mon cerveau est sans muscle, je fore l’espace que j’occupe, rien n’est solide. Nous sommes de la salive. Nous sécrétons nous-mêmes les mots qui nous emportent. De l’air et de l’eau : le premier assèche le second. Désenchantés silencieux, nous mûrissons dans le revers de nos esprits comme la poussière dans les plis du... [Lire la suite]
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28 août 2014

Le calme déferlement. (Suite 3)

Le destin n’attend pas, la fatalité frappe sur toutes les surfaces. On ne voit bien que ce que l’on veut voir. Partout des démangeaisons et un seul endroit que l’on gratte inlassablement jusqu’à l’éclosion d’une goutte de sang sur la peau rougie. Le danger est imminent, il gravite en permanence autour de l’être que l’on suppose protéger. La vie n’a de valeur que l’estime qu’on lui porte. Egoïste, je ne me regarde pas, je donne à voir. Reclus au fond de tous mes stratagèmes de survivance, le commandement du plus fort évince l’argument... [Lire la suite]
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27 août 2014

Le calme déferlement. (Suite2)

Ce monde n’est pas le nôtre. Il est fait de feu et de sang, de guerres et d’esclavages. Il faut boire aux liqueurs aigres et frelatées pour en dégager la soif démesurée, pour étancher et sarcler les veines souillées par des sentiments préfabriqués. Se perdre à midi ou à minuit n’a guère d’importance. Le réel flotte dans un paysage dissident. Seul, le désir d’alliances nouvelles offre l’exil propice à l’exultation. L’horloge tinte la présence chétive de nos dérisoires tentations et l’immédiat s’enfuit dans une course diabolique propice... [Lire la suite]
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15 août 2014

Le calme déferlement.

De l’émotion, il faut savoir extraire l’attente piquante et la décharge d’ondes humaines. A l’intérieur de la bogue frétillante sommeille le chant sobre de la lumière. La première étincelle n’était qu’une vague lueur cuisante sur le rebord des tempes. La face promise au réel se projetait dans le miroir imparfait de la passion consternée de n’être qu’une trace éphémère. Perdre l’attache des jours enracinés à la mémoire, c’est déjà se préparer à la récolte de nouvelles sensations. Les yeux fermés, l’horizon est saisissable. Il se mesure... [Lire la suite]
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26 juillet 2014

Qui détient la vérité ? Qui sait mieux que les autres, ce qui est, ce qui doit et ce qui devrait être le savoir de tous ? Qui ???? Que celui qui n'a jamais faibli jette la première pierre ! Que le surhomme se dévoile. Qu'il dise à ceux qui ne savent pas et qui n'ont rien compris, ce qu'est la vérité. Je t'attends, toi l'homme intègre, l'homme proche de la perfection. Je t'attends dans tes faiblesses et tes déviations. On a pas le droit de violence sur la chair qui n'est pas... la nôtre. On se doit de comprendre et de respecter.... [Lire la suite]
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14 mai 2014

La joie.

La joie, dit-on, est une augmentation de puissance liée à la réalisation du désir (conatus).   Nietzsche associe la joie à la capacité d'approbation de l'existence (amor fati), malgré son caractère tragique, comme expression de la volonté de puissance qui assume d'être joyeuse malgré les souffrances de la vie sans se réfugier dans un bonheur illusoire (religion, idéalisme).   Bergson dit que le plaisir, contrairement à la joie, n'indique pas la direction dans laquelle la vie est lancée et l'associe à l'acte de création... [Lire la suite]
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29 mars 2014

Un sens à l’existence.

Ces jours qui n’en finissent pas. Au cœur du monde désenchanté, fleurit l’image de la colline que les derniers rayons du jour caressent. Un tue-tête de pie épinglé dans le pourtour des arbres et une petite brise qui escargotte sur la farine brune recouvrant quelques herbes presque endormie. Les parfums colorés par la lumière rétrécie s’évaporent doucement de la forêt de pins et de chênes. Les derniers écureuils galopent dans les branchages en quête de friandises avant d’aller rejoindre leurs berceaux. Un jour d’été cela dure... [Lire la suite]
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