19 octobre 2017

Jour cédé A l’incompréhension de la visée Où chacun déplie ses ailes                          Sur le chemin de la veille.     Cœur ouvert au vent Moissonneur de désirs brûlants La tête et l’esprit aussi clairs de peau Que le filet d’eau du ruisseau Où s’altère notre sang Avide du froment des ans  Sur les rives de nos trêves Et de nos mauvais rêves.   Démantelés, nous finirons démantelés.   - Bruno Odile -Tous droits réservés ©
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19 octobre 2017

« J’accepte la grande aventure d’être moi. » - Simone de Beauvoir     Vieillir, c’est patiner comme du verre lustré. C’est voir la lumière sans que le regard soit détourné. Etre conscient, induit notre comportement par la raison. Etre fou, permet le dépassement au-delà de la mesure. Alors comment être inconscient et lucide tout à la fois ?   Aimer, c’est pouvoir dire, au travers de l’être que je suis, Je t’aime, dans le prolongement de l’amour que je me porte.   Dans l’onde du silence... [Lire la suite]
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23 mai 2015

N’avoir rien.

Ne plus rien dire, ne plus souffler, ne plus être. Évidé. Des mots traînent dans la pendule Des joies cristallisées se souviennent d’elles-mêmes L’ardeur rompue, les giclées de sève molle durcies soudainement L’hiver a repris dans ses mailles gelées La lumière d’Août prisonnière de la glace Le teint halé, la peau à demi poêlée d’urgences chaudes Faire corps sans murmure et sans frisson Faire corps d’artichaut à la mauvaise saison Doux Août fané sous la plume de la dernière hirondelle       Ni fer, ni... [Lire la suite]
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08 avril 2015

Au creux de l’ombre muette.

L’heure s’en va sans regret Et je porte en moi les signes rassemblés D’une cohorte d’empreintes et de farfadets Mes racines en feu, je cendre ma chair Sous les flammes dévorantes de mes peurs Je grille l’avenir sur la braise du jour Je cautérise le passé pour n’habiter que l’inconnu Je suis la fissure de la chaude exubérance du langage Ma vie entière est une ombre errante Quant à l’automne la feuille tombe du peuplier Je coulisse avec le vent charriant les restes de l’été Mon breuvage est l’exil et la potence de la terre ... [Lire la suite]
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07 avril 2015

Au creux de l’ombre muette.

La terre m’a donné la clameur de ses fruits Une flambée d’émotions pour le bourgeon que je suis J’ai des libellules sur le coin des lèvres Et un coin d’azur brille sous mon front Ma langue est une suée de mots Cherchant l’expression précise Dans la pataugeoire du langage Mais, d’autres paroles cognent dans ma voix Un autre regard plonge dans mon regard Je m’aiguise à la lumière de l’aube grommelant Rien n’exprime plus le sel refluant de mes paupières Des forces cachées combattent les regains Et résument mon être à... [Lire la suite]
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30 mars 2015

Au creux de l’ombre muette.

Et puis, la route ; et puis, le chemin Dans mes veines trébuche un silence scié à la racine De vieilles tranquillités sommeillent avec la lame de la déception Qui les découpent et les fragmentent en mille grains saumâtres Sans dire mot, une âme de rêveur peuple  Toute ma solitude et toutes mes attentes frustrées Puis, surgit le vacarme au cœur des vagues du monde La tonitruance des foules anonymes et l’aspersion des voix J’ai dans la chair un mille-feuille de sous-couches épaisses De frustrations lacérées de manques... [Lire la suite]
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28 mars 2015

Au creux de l’ombre muette.

Et puis, la route ; et puis, le chemin Dans mes veines trébuche un silence scié à la racine De vieilles tranquillités sommeillent avec la lame de la déception Qui les découpent et les fragmentent en mille grains saumâtres Sans dire mot, une âme de rêveur peuple   Toute ma solitude et toutes mes attentes frustrées Puis, surgit le vacarme au cœur des vagues du monde La tonitruance des foules anonymes et l’aspersion des voix J’ai dans la chair un mille-feuille de sous-couches épaisses De frustrations lacérées, de... [Lire la suite]
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25 mars 2015

Au creux de l'ombre muette.

C’est un coin de par ici Un coin tranquille et silencieux Un endroit décalé, un lieu isolé Où chaque saison retentit un hoquet de lumière Où chaque période titube d’un rêve vain C’est un temps tout près de nous Entre enfance et vieillesse Entre enthousiasme et soirée solitaire C’est un lieu perdu et sans cesse retrouvé Où sommeille la paix impossible des heures écarlates Où chaque verger embaume le vent Où chaque aube décante des désastres du noir Où chaque visage retrouve des yeux Des yeux pour voir Des yeux pour liper... [Lire la suite]
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23 mars 2015

Aux creux de l’ombre muette.

A fleur d’eau, à fleur de narines Dans l’émancipation du serre-joint égocentrique L’autre est indispensable à mes racines humaines Il est un lieu d’espérance, une promesse vivante Un avenir à construire, un lien inconnu Il est l’inépuisable source de la renaissance Je le devance aveugle de moi-même Dans la déchirure de mon ego statique Avec lui, j’apprends à marcher loin de ma vie J’apprends à reverdir mon âme jusqu’à dans la soif Ah ! Retrouver le goût de l’herbe fraîche Dans la main craquelée et moite du cueilleur ... [Lire la suite]
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19 mars 2015

Aux creux de l’ombre muette.

Ma mémoire vive court dans les ruisseaux Mon cœur s’accouple aux sous-couches de la neige Aux étendards du vide, aux éclaboussures du bruit Il chante ses blessures sur le fil d’une rime inachevée Les heures se défont des amphores d’argile Et les potiers enterrés sous la chair Pourfendent la légende humaine Je suis seul, couronné d’un halo de lune, Dans la violence et la tendresse Des heures remplies d’odeurs concrètes Sous la mousse déracinée de mon sommeil Je suis seul comme un agneau Privé de mamelles accueillantes ... [Lire la suite]
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