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Bruno ODILE

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Bruno ODILE
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26 juin 2016

Tout glisse.

Tout glisse.
Ce matin, les heures tombent dans le fond de ma gorge comme une farine de mimosas s’effeuillant sur le seuil de la mémoire. Toute une poussière jaune s’étale autour de ma voix comme une neige solaire que le vent transporte. Rêvant à la forte présence...
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24 juin 2016

Trop de clichés embourbent mon cerveau.

Trop de clichés embourbent mon cerveau.
Bonheur sans mesure, étalonné sur la courbe des graphiques où l’on calcule le taux et le degré de satisfaction d’un groupe, d’un pays, d’une civilisation : dois-je vraiment vous lire et vous accorder une attention, même distraite ? Oui, cela prête à rire...
21 juin 2016

Pour l’utopie, l’existence n’est qu’une poêle à frire.

Pour l’utopie, l’existence n’est qu’une poêle à frire.
Parfois, le paradis ne suffit pas et le sacré obtient les relances narquoises du ciel. Parfois, les sens affûtés rechignent à percevoir la moiteur indifférente aux jubilations de la nature qui se réveille devant moi. Parfois, je suis égaré, les mains...
19 juin 2016

Je suis dans la fuite où tout s'arrête.

Je suis dans la fuite où tout s'arrête.
C’est par l’incision du rêve que l’on échappe à la morsure des dogmes. Si demain encore nos paupières se souviennent de l’embrasure de nos émotions profondes et de nos crachats impurs, c’est que l’infini se courbe pour nous encercler. Je conserve en moi,...
16 juin 2016

Ce qui se meurt parle plus fort.

Ce qui se meurt parle plus fort.
L’abandon se cambre de lui-même. Il nous offre sa face tactile et nous sommes rongés d’une corrida de gestes immobiles. Tout ce qui rompt avec la possession et le sentiment d’appartenance nous dépite. C’est la grande cascade de la mort qui ne se voit...
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14 juin 2016

Nous émergeons dans la fêlure.

Nous émergeons dans la fêlure.
Toute ma survivance est un exode, un relent d’air calfeutré dans l’inspiration, une muse providentielle surprenant la ration d’écume quotidienne. Je suis ce que je crois être. Le rêve assèche ma gibecière d’infini. Je suis ce qui existe par-delà moi-même...
12 juin 2016

Passe le jour, passe le temps.

Passe le jour, passe le temps.
Le temps s’accueille comme un cadeau. Chaque choix est un couperet pour les centaines d’autres qui auraient pu fleurir dans nos cœurs. Ici ou ailleurs, c’est toujours en soi l’apaisement et la tornade. Le Rhône emporte les vieux troncs déchirés, la Camargue...
10 juin 2016

Derrière les rideaux flasques du désir.

Derrière les rideaux flasques du désir.
Une miette d’aube dérive sur le coin de mes yeux et je flotte sur l’écume que le vent emporte. Je n’ai plus peur de la mort, je ne redoute plus la marée où se noient les marches anciennes. Les nuits d’éclipse totale, j’irai manger sur les ressacs silencieux...
8 juin 2016

Le feu sous la peau

Le feu sous la peau
Toujours des mailles et des boucles fripées dans les cicatrices du temps. Nos souffles figés demeurent dans l’histoire abandonnée aux jours sans fin. Tout ce qui revient toucher la tendresse aux frises d’un baiser raconte un frisson oublié. Brusquement,...
7 juin 2016

ALBERT JACQUARD

9 ☛ L’avenir du travail (1 - Révolution intérieure)
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