Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Bruno ODILE
Publicité
Archives
Publicité
Bruno ODILE
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 46 580
Derniers commentaires
Publicité
6 mars 2016

Et tout court vers le ruisseau.

Et tout court vers le ruisseau.
Dans un torrent d’ombres, toujours disloquée, une masse s’apprête à rebondir sur la nappe de l’avenir. Homme désagrégé, homme chanceux, je dévale de mes gènes pour occuper la voix missionnée de guérir mes ruines. Toute cette obscurité versée dans la lumière...
Publicité
12 février 2016

Une idée sur l’autre, la vie se perce.

Une idée sur l’autre, la vie se perce.
L’écriture est une voie déshéritée, un mot de passe dénomenclaturé, une âme dé-pensée et désétiquetée, un lot d’inquiétudes avide d’amour. La plume ne marche pas avec nous. Elle nous devance, décryptant les nœuds antagonistes qui nous précèdent. Elle...
5 octobre 2015

RésonNances (56/60)

RésonNances (56/60)
C’est un jour que l’on ramasse dans l’herbe. C’est une comédie de fleurs et de papillons que l’on découvre sous la ravine. Chaque averse fait déborder ce torrent de couleurs et toute la vallée devient une bonbonnière multicolore. Quelques mots transpirent...
9 mai 2015

La joie vient combler le manque.

La joie vient combler le manque.
La joie n’appelle aucun mérite. Impalpable et inodore, elle vient à moi sans que j’aie la sensation de la convoquer. C’est une vagabonde sur laquelle la volonté à peu de prise. Il m’arrive d’éprouver de la plénitude lorsque je me promène sur la colline...
8 mars 2015

Coupé, je suis déraciné.

Coupé, je suis déraciné.
Ecoute, écoute, ce qui se perd à l’aube du remue-ménage. La grâce fidèle du corps de vie s’étend à perte de vue sur les sens couverts de chapelure. L’écorce se dégrafe des gestes habiles et l’orange immature s’offre au soleil qui la peint doucement. Ecoute,...
Publicité
10 avril 2015

L’air est sur mes épaules avant et après le feu.

L’air est sur mes épaules avant et après le feu.
Le monde connu a tort de suriner qu’il n’est que pensée. Mon corps pèse trop lourd lorsqu’il réfléchit. Le sentiment est le poids de la souffrance. Et, je dois être léger pour accéder à ta nouvelle planète. La réflexion obscurcit le chemin du cœur. Inlassablement,...
11 janvier 2015

Un éclair dans la disparition.

Un éclair dans la disparition.
Nous sommes le passé d’un temps que nous avons cru bâtir. A l’intérieur du miroir, l’éponge a séché toute réécriture et la porte rongée de notre labyrinthe s’est refermée, conservant à l’abri des vents et des tempêtes une pointe d’infini incolore. Quelques...
14 décembre 2014

Le désir d’amour

Le désir d’amour
Dans son désir de nous confondre à lui-même, cet amour est un langage transfiguré. Il inaugure le désappointement surgissant des profondeurs abyssales où seule l’intuitiondemeure d’un libreaccès. Il a triomphé avec emphase des rames du temps alangui....
22 décembre 2014

La peau qui me fait perdre la tête

La peau qui me fait perdre la tête
La peau qui me fait perdre la tête est un rudiment de l’emphase. Un bonheur qui ne serait pas optimiste me conduirait tout droit à la rémission, à l’apostolat des trêves haletantes, aux bréviaires insanes des chiffonnades rêveuses d’ajouts et de tripotages...
17 décembre 2014

Mon passé est un étranger

Mon passé est un étranger
Mon passé est un étranger. L’éloge des jours retient le temps accompli par la création entendue par les hommes. L’étrange tempo qui affûte et désaffûte en même temps. Nous sommes pénétrés, envahis, inondés, asséchés, puis oubliés. Larmes de sel sur le...
10 novembre 2014

Mon corps est un lieu de bataille.

Mon corps est un lieu de bataille.
Le cœur ouvert comme un torrent remontant les veines de l’azur, je jette l’ancre sur des plaies de terre où les racines parlent au ciel. Je marche sans fin dans l’allée-simple ensablé sous mes paupières. Arraché au vif de l’endurance, je me calcine dans...
11 septembre 2014

Le calme déferlement. (Suite 7)

Le calme déferlement. (Suite 7)
Folie sommaire ou acte de bravoure, des spasmes de sollicitude enraillent les processus nonchalants des pertes. Les merveilles de la terre flottent au-dessus de la mort promise. Une mélodie merveilleuse assèche la rivière des plaintes. Petites vagues...
1 septembre 2014

Le calme déferlement. (Suite 4)

Le calme déferlement. (Suite 4)
Tout dérive sans jamais véritablement se perdre. Nos esprits accusent l’informe autant que l’informulable. On se révolte contre les cadres et les passages obligés, mais dès lors qu’ils disparaissent, on s’égare. Mon cerveau est sans muscle, je fore l’espace...
22 août 2014

Venir à toi.

Venir à toi.
Nos enfances communes coulent dans cette fosse creusée par le temps, dans ce tiroir de poussières où demeure une vie entassée, étouffée par tout ce qu'elle retient. Dans la saignée trempent les images coloriées de la souche affectée par nos sangs et nos...
30 juillet 2014

La joie vient combler le manque.

La joie vient combler le manque.
Je ne sais pas éradiquer l’énigme qui s’infiltre du réel. A l’écart, -je-moi- sont mes seuls compagnons de route. La joie me condamne à replier les couvertures du vide. Elle est le destin capricieux que je refoule aux portes du miracle. Elle est la rémanence...
25 mai 2014

Je marche vers la digue rompue.

Je marche vers la digue rompue.
Je suis la sole enfouie dans le sable, l’oiseau sans aile craignant que le ciel s’envole. J’ai le goût de la matière plein la bouche, le sel de vie bouchonnant les croisements incertains. J’ai la conscience plongée dans la bile comme un calcul douloureux....
25 décembre 2017

Glouton et gloutonne, nous bravons l’adieu pour déjouer le feu.

Glouton et gloutonne, nous bravons l’adieu pour déjouer le feu.
Il me faut dénouer l’errance de ses boucles de bohémienne et m’asseoir à l’intérieur d’une terre inoccupée. Les volets du temps claquent sur ma figure. Rien ne serait plus beau que notre enfance apparaissant au bord d’un labour d’eau et d’une rivière...
19 février 2017

Une vie de caillou et une existence capricieuse.

Une vie de caillou et une existence capricieuse.
Les amours perdues ferment mon pas. Elles clignotent comme une lampe sur le tableau de bord d'une fusée endiablée. Le mur du son explose dans mes entrailles. Ta présence est un feu en dehors de la flamme, elle a refermé son poing sur mon cœur. Des briques...
3 janvier 2016

L’écriture est une veille.

L’écriture est une veille.
L’oreille collée au coquillage de la terre, tu écoutais geindre ton enfance où chaque rêve était un tumulte, un combat qui se frottait au réel. Je ne veux rien te prendre. Je ne veux rien saisir d’autre que cette calanque où nous avions précipité les...
18 avril 2015

Le réel est devenu le cri apparenté de ma voix.

Le réel est devenu le cri apparenté de ma voix.
Mais où est donc, Ornicar, le monsieur qui coordonne ? Tout éclate comme du verre. Fine particule de cristal, l’échappée de bribes luminescentes scintille dans le noir souverain. On ne saurait tout décider, ni vivre dans la méconnaissance. Par cet apprentissage,...
7 mai 2015

Mon désir parle du dedans vers le dehors.

Mon désir parle du dedans vers le dehors.
Le rayonnement de l’être résonne dans la plénitude de l’amour d’autrui et le dévouement. Seules la désillusion et la réciprocité non authentiques peuvent égaler l’inertie et le dépit. Quelque chose de péjoratif traîne dans la soute d’abondance et peut...
18 juillet 2014

L'écriture peut être un vide poche ou un grenier à grains.

L'écriture peut être un vide poche ou un grenier à grains.
Ce monde n’a pas de pareil, il dévore les hommes, les fleurs et les champs. Mon réel est un suicide rêvé, un espoir mort-né. Je dis la beauté des arbres et je m’endors sous leurs feuillages. Je chante l’herbe du matin sur la rosée pudique et le bruit...
14 mars 2016

Présomptions.

Présomptions.
Le silence précise la faille d’où je viens, décuplant le coup de masse sur l’atavisme qui me brise en miettes. Il occulte l’embouchure de la conscience intuitive et spontanée du néant. La parole m’est un pied et la solitude un autre. Souvent passager...
29 décembre 2014

Ce monde n’a pas d’excuse

Ce monde n’a pas d’excuse
Ce monde n’a pas d’excuse, l’hémorragie de nos rêves sans fond ruisselle dans les canaux adoubés par nos petites pluies intestines. Se contenter d’être vivant dans l’éclipse de nos joies, c’est, peut-être, composer avec le brulot des aventures passées....
20 septembre 2014

Le calme déferlement. (Suite 11)

Le calme déferlement. (Suite 11)
Je me suis sauvé de moi-même, arraché aux cintres des brouillards, je ne parle plus qu’à moi-même d’un frisson qui m’ôte le ton. La douleur coupable résiste de ne pas savoir donner du sens au tragique qu’il peut y avoir à ne pas être vue tel que l’on...
Publicité
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 > >>