30 avril 2017

L’improbable d’une guérison.

Il faut revenir exalter la peau mûrie par de longues pensées inachevées.   Il faut reconstruire la halte mélancolique dans laquelle on a tout abandonné : l’épreuve blessante et ses ruisseaux de peine, l’échec monotone et ses tourbillons aiguisés comme les bords tranchants d’une falaise.               L’innocence ne connaît pas le malaise des jours meurtris. Elle reflète mon immunité, ma zone franche et l’abandon qui m’exempte de toute promesse.   ... [Lire la suite]
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23 avril 2017

Impressions.

Matière compromise, mon corps marche vers la lumière muant de l’éclair. Les chemins de cendre fraîche s’égosillent sur le tableau de chair blanche. Le plat pays affligé de mots ordinaires s’embronche à la tignasse velue des anges de passage. Le vert profond des sapinettes trace des routes invisibles pour celui qui escalade la montagne.   Moi qui doute et l’ombre approximative qui me suit.        Gouverné par la pensée,        à corps défendant, ... [Lire la suite]
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16 avril 2017

LE SOUFFLE ET LE SEVE

en vente sur :  NOUMÈNE ÉDITIONS | Un autre regard sur le talentLes premières poésies se déclinent dans la veine des grandes narrations épiques héritées du Moyen-âge, aux élans lyriques et impressionnantes morales religieuses. Puis, dans la mouvance littéraire du siècle, en trame de fond, le romantisme s'immisce dans cette forme poétique narrative, liée à des destins tragiques.https://www.noumene-editions.com
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16 avril 2017

Réduis à être ce que je suis.

Ici, je respire ce que j’expire ailleurs. L’orage a creusé des sillons d’eau et de branches qui vont rejoindre la mer. Ici, le néant n’en finit pas de dégorger ses noyaux d’éclairs.   Brûlent et refleurissent les fruits rouges de la terre. Cloaques de mots, des langues tombent dans la gamelle des sens mutants. Je ne suis pas certain d’être en lieu et place d’une rénovation cataclysmique.   Des sculptures explosent sous les rayons agressifs du soleil. Anéanties, elles s’immolent gentiment sur les stries fatiguées... [Lire la suite]
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11 avril 2017

Tout à la limite.

Tout est remonté. Rancœurs dans l’eau tiède, velléité des erreurs et des sources lumineuses, jours cruels et devenir sans accointance.   Emigrant de moi-même, j’abolis les pentes et les glissières. Une tombe suffira aux vétilles, aux mâchoires et aux désastres. Aucun cheminement n’est inscrit dans une fatalité à sens unique.   Tout est à prendre, à combler, à envahir. Des rêveries enveloppées dans un mouchoir de sable et d’épines s’écorchent lentement sur le grain perdu tout sec à fleurir. Chaque jour prépare... [Lire la suite]
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03 avril 2017

Sur le retour et tout autour.

Je suis dans un épanchement à la jointure du passé. Des bouffées de sève reprennent place dans l’égorgement de mes pensées où, excisées, elles s’épuisent sous la lame affûtée de l’écrasement.   Je ne me retournerai plus, c'est inutile et ça fait mal. Alors, j'oublie, doucement. Je taris les souvenirs trop encombrants comme on pipe de vulgaires fumées oisives. Et je bois aux flaques de l’averse printanière qui a laissé son empreinte sur le sol ému par sa nourrice providentielle.    J’efface toutes déceptions au... [Lire la suite]
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