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Bruno ODILE
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Bruno ODILE
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16 mars 2015

Aux creux de l’ombre muette

Aux creux de l’ombre muette
Je suis l’onde couvrant la surface liquide Je suis le relief frissonnant de ma silhouette Et le marteau qui frappe l’eau comme un tambour Je marche d’éclat en éclat Sur les vitraux illuminés par le chant mélodieux Du voyage incessant Où la présence se...
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11 avril 2015

Et puis, il y a les autres, tous les autres.

Et puis, il y a les autres, tous les autres.
J’abdique aux combats perdus d’avance. Mais soyons prudents car abandonner n’est pas toujours la défaite escomptée. Cesser de revendiquer la possession et la maîtrise des choses ne nous délivre pas forcément de l’assurance que nous accordons à la réalité....
31 décembre 2016

Quoi de toi, quoi de moi ?

Quoi de toi, quoi de moi ?
Quoi de toi, quoi de moi ? Qui connait le chemin où se déroulent nos corps ? Le temps nous déplace, nous tourne et nous berne. Nos voix immobiles s’animent d’angoisses tendres et nos mains se resserrent comme un fil de cuir après la pluie. Une voie faite...
16 avril 2017

LE SOUFFLE ET LE SEVE

LE SOUFFLE ET LE SEVE
en vente sur : NOUMÈNE ÉDITIONS | Un autre regard sur le talent Les premières poésies se déclinent dans la veine des grandes narrations épiques héritées du Moyen-âge, aux élans lyriques et impressionnantes morales religieuses. Puis, dans la mouvance littéraire...
15 mars 2015

Tu es la respiration silencieuse de mon domaine.

Tu es la respiration silencieuse de mon domaine.
Tu es la respiration silencieuse de mon domaine. Tu tapisses ma chair de tes murmures lointains. L’air tisse ta voix. Il reprise les « je t’aime » étouffés. La lumière est sans poids. Elle résonne dans l’obscure tanière où tu reposes. Tous les regards...
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13 avril 2015

Le bonheur solitaire n’a pas la saveur de celui qui se partage.

Le bonheur solitaire n’a pas la saveur de celui qui se partage.
La vie qui se cache dans les mots ne sait pas qu’elle voyage incognito parmi les affres de l’ego protecteur. Esclave de nos sens, nous le sommes encore davantage de notre inconscient. Monde sournois et glauque, l’allure des jours qui passent traîne avec...
6 février 2015

À la rencontre de mes rencontres.

À la rencontre de mes rencontres.
Je n’avais pas compris l’audace circulant dans les veines du jour. Je n’imaginais pas le silence comme une portée musicale abstraite installée dans ma chair. Le choc vécu est un réveil, un éveil à la pureté des ondes qui m’effleurent inlassablement. Estourbi,...
18 février 2015

Nous avons été catapultés de l’origine des âges

Nous avons été catapultés de l’origine des âges
Nous avons été catapultés de l’origine des âges pour ressusciter l’héritage de nos souffles. Nos existences tissent nos regards au point de culminance. Les cimes cachent des chairs nouvelles. Nous sommes vulnérables de l’incessant renaître. Nos peaux...
27 février 2015

Ensemble, tout se tient ; isolé, tout s’écroule.

Ensemble, tout se tient ; isolé, tout s’écroule.
Massacre de l’unité, jeu de fléchettes aiguisées, jeu de dés controversés, j’aborde les pays rêvés comme un grain de sable traverse les plages lointaines. L’amour, la joie, la vie, autant de raisons déraisonnables, autant d’aveugles parcours au-dessus...
8 février 2015

L’œil averti ne s’y trompe pas.

L’œil averti ne s’y trompe pas.
Nous ne partageons plus qu’un précipité de temps. Cependant, tu ne peux pas m’être plus éternelle qu’en demeurant ma seule destination. Avant d’entamer l’écriture de ces pages, j’ai longtemps attendu que la lucidité érode jour après jour l’angoisse de...
2 janvier 2015

Pourquoi ne rien dire…

Pourquoi ne rien dire…
Pourquoi ne rien dire et ne pas laver de tout soupçon l’ingénierie qui nous dépasse ? J’habite une irritation, un soufflet pour les braises rougeoyantes, un ciseau d’orage pour les ciels morcelés d’attente. Les failles qui nous augmentent ne se vident...
29 décembre 2014

Combien de temps, encore, avant la chute des os ?

Combien de temps, encore, avant la chute des os ?
Combien de temps, encore, avant la chute des os ? Des souvenirs sans voix sclérosent la parole, des contours muets lâchent d’acrimonieux relents. L’ombre se déplace sans cesse, comme un navire furtif sur des eaux chamarrées, ma carcasse de feuilles m’emporte...
13 décembre 2014

L’approche du corps

L’approche du corps
L’approche du corps devient nécessaire pour que s’échafaude le concept. Paroles et regards s’achoppent dans la distance. L’unité, à jamais altérée, boit les vagues de son naufrage. Il est inutile de penser pour aimer. Il est vain d’écrire la romance qui...
3 janvier 2015

Un espoir en chantier.

Un espoir en chantier.
Je reviens d’une garrigue larmoyante où la terre languit et où les cigales sont aphones. Là-bas, nos voix d’enfant se sont mélangées au vent. Des mendiants essoufflés sont dos à dos, ils se bouturent au soleil et s’offrent à la cueillette charnelle des...
24 janvier 2015

Ce matin, j’aime mon ombre.

Ce matin, j’aime mon ombre.
Détresse d’un paysage familier, l‘immobilité n’apporte aucune réponse à l’absence d’un membre. Sensations d’un corps mort, le partage peut être vivifiant ou mortifère. Le noir prolonge le silence dans lequel je tente de réunir ce que je ne peux nommer....
22 janvier 2015

Dans la finalité de chaque réponse

Dans la finalité de chaque réponse
Dans la finalité de chaque réponse, j’ai trouvé de nombreuses questions. Interroge- toi sans cesse et oublie très vite le résultat de tes cogitations. Il n’y a pas d’autre réplique que celle de la jouissance. Et si ton ivresse s’égare dans des relents...
21 janvier 2015

Le filament de la joie

Le filament de la joie
Le filament de la joie ne s’éclaire bien qu’avec l’émerveillement. Il y a entre toi et moi, la moisson du beau et toutes ces hirondelles qui jouent dans le ciel au-dessus des champs dépouillés de leurs fruits. Nous franchissons ensemble la lumière tendre...
20 décembre 2014

Mon fils, je ne saurais te dire

Mon fils, je ne saurais te dire
Mon fils, je ne saurais te dire l’exaltation qui réprime l’angoisse comme l’eau sur le feu. Points de leurres ni de faussetés, la délivrance ne vient qu’à celui dont le fer a tordu les poignets et la langue. Le jour détruit encourage les combats et l’engagement...
4 janvier 2015

Ma charpente résonne de ses membres fantômes.

Ma charpente résonne de ses membres fantômes.
Sextant à l’autre bout de la terre, l’amour gravite autour des forêts, d’arbre en arbre, de fruit en parfum. Le désir qui occupe mon esprit est de rendre le sentiment orgastique et végétal. Parce que l’image déstructurée est vite un fardeau, elle déglutie...
3 décembre 2014

Le bonheur de partager !

Le bonheur de partager !
Le bonheur ne trouve aucun fondement dans mon esprit. Vertus et raisonnements nourrissent à foison la réflexion désensibilisée. Etre heureux pourrait n’être qu’un apostolat à partir duquel je fonderai le désir de ne pas avoir mal et de ne jamais souffrir....
30 novembre 2014

Ne rien prétendre, sinon la gloire de l’effacement.

Ne rien prétendre, sinon la gloire de l’effacement.
Parce que les mots n’ont rien à dire qui ne soit concret. Impuissants de leur sort, incapables d’ajuster leurs prétentions à la justesse des intonations harmonieuses et prolifiques, il faut faire taire leur cheminement de larbins dans le désordre affectif...
5 janvier 2015

Révolté, je le suis

Révolté, je le suis
Révolté, je le suis, par la puissance d’être toujours maintenu dans le carcan du nombrilisme. Narcisse est un traite ! Un mécréant qui colporte l’appréciation personnelle aux confins des échouages. Complice de l’exil des saveurs de ce monde, l’innocence...
31 décembre 2014

Dépersonnalisé, l’amour n’est qu’une rivière blafarde.

Dépersonnalisé, l’amour n’est qu’une rivière blafarde.
Entre terre et ciel, des passerelles pour les mots se disputent le droit de passage. Dédouanée de tout désoeuvrement, la parole s’inscrit comme une peinture à double face. Sur l’horizon, des croûtes prennent forme et accumulent les couleurs. Dans les...
28 novembre 2014

Être en joie.

Être en joie.
L’échange est le commencement du partage. Malgré l’inondation du tout-va-trop- mal, l’amitié solide demeure l’ancre invisible qui me rattache à la sève sous l’écorce. Vestige roulé-boulé dans le nuage de ma mémoire, la paix toute puissante forge les sens...
16 novembre 2014

De mon rapport avec le plus proche.

De mon rapport avec le plus proche.
De l’étonnement, aimer la joie en soi. Dans le troupeau écharpé, la voix du premier homme lance des pommes et du sel de jouvence. Sans mesure, dans la brassée d’air venant du Nord, de l’Est et des quatre coins de l’hexagone, le Mistral pactise avec les...
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