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Bruno ODILE
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Bruno ODILE
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29 octobre 2014

Il y a de l’ombre sur le carreau du jour.

Il y a de l’ombre sur le carreau du jour.
J’aimerais purifier la tendresse échouée sur les rives désuètes de mon âme. J’aimerais savoir qu’il n’est pas trop tard pour manger aux fruits de la lumière. Je voudrais penser que tout meurt dignement : les arbres et les forêts, les fleurs et les graines...
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24 octobre 2014

Redevenir le ruisseau originel.

Redevenir le ruisseau originel.
Le chaos s’est dépeuplé, rien n’existe autrement qu’ici et maintenant. Dans le souffle de l’instant, hier s’effondre et demain rebondit. Je sauverai ma peau en arrachant de la résignation ses plus belles paroles : Le Monde comme Volonté et comme Représentation...
26 septembre 2014

La délivrance taguée à l’intérieur de ma peau.

La délivrance taguée à l’intérieur de ma peau.
Le temps s’accomplit partout où je lui concède mes actes. La vie n’appelle pas mon cœur à l’aimer, elle récuse la mort comme elle accuse le réel. J’aime le temps d’amour qui me donne peut-être des ailes d’ange. L’existence est la substance du présent...
16 octobre 2014

L’idée d’un toujours mieux est absurde.

L’idée d’un toujours mieux est absurde.
Que vais-je vraiment voir de tous les rires qui ont approché l’espoir sans dérouter la grande douleur du monde ? Que reste-t-il de la joie dissoute qui crache son mégot dans la brume ? Lumière adossée au néant, je suis une prune greffée sous le regard...
1 août 2014

Fuir tout encombrement et tout écœurement.

Fuir tout encombrement et tout écœurement.
J’écoute le ruisseau qui épelle le prénom des arbres et des poissons. L’amour se coupe comme du papier mouillé. Nos encres piochent sous nos peaux le souffle qui emporte l’ivresse vers d’autres refuges. Nous sommes éblouis. La nuit agrandit la lumière....
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2 septembre 2014

Le calme déferlement. (Suite 5)

Le calme déferlement. (Suite 5)
On ne quitte l’isolement que pour chaparder à l’intimité immédiate la fleur qui manque à notre jardin. Nos bouches gourmandes ne se lassent pas des caresses amoureuses, nos peaux fréquentent le plaisir du renouvellement, frisson contre frisson. Du soleil...
4 octobre 2014

J’incarne le monde de la parole, de l’air et du vent.

J’incarne le monde de la parole, de l’air et du vent.
Le monde est fou, j’ai vu des anges descendre des étoiles pour balayer d’un coup d’aile le trottoir où s’empile le désordre des hommes. L’autodestruction généralisée galvanise la nature empoisonnée par le désir effréné d’obtenir davantage. Certains de...
3 octobre 2014

Isolés, mais pas seul.

Isolés, mais pas seul.
Mascarades des serments qui s’oublient, l’heure légère divague au-dessus du delta des joies infécondes. Le plaisir sans évidence remonte les fleuves sinueux aux courants qui se nient. Les rêves salis propagent la dérision bouillante d’une espérance victime...
13 août 2014

Refoulements.

Refoulements.
Un pied puis l’autre, la vie s’avance, la vie court, la vie s’espace. Elle ne sait pas combler les vides autrement que par la rencontre des êtres. L’espace à franchir est loin des routes ordinaires. La terre se bêche à coups de poitrine, le sol se perd...
15 août 2014

Le calme déferlement.

Le calme déferlement.
De l’émotion, il faut savoir extraire l’attente piquante et la décharge d’ondes humaines. A l’intérieur de la bogue frétillante sommeille le chant sobre de la lumière. La première étincelle n’était qu’une vague lueur cuisante sur le rebord des tempes....
27 septembre 2014

Une âme est née dans mon corps.

Une âme est née dans mon corps.
Nos corps sont les témoins de l’eau fuyante et des caresses indomptées. La vie se confronte toujours à l’invisible, à la nudité des émotions qui se diffusent au-delà de nous-mêmes. Nous sommes des êtres de grêles et de gelures. Le froid est la dimension...
24 septembre 2014

Le calme déferlement. (Suite 12)

Le calme déferlement. (Suite 12)
Sous les chapiteaux communicants, une halte capitale s’épure et s’agrandit. Les mots ne cherchent plus à réparer, ils s’ébauchent et se livrent dans la parfaite surenchère du langage. Glacis d’excès, les dents de sirènes blasphématoires croquent l’esprit...
23 septembre 2014

Présumé sur le seuil.

Présumé sur le seuil.
Le bonheur m’assigne à son feu sacré. Il possède plusieurs têtes pour mieux résister au vent. J’entends dans le miroir des arbres un tue-tête de pie épinglé dans le pourtour des feuillages et une petite brise qui papouille sur la farine brune recouvrant...
22 septembre 2014

La joie n’est pas un choix.

La joie n’est pas un choix.
Mon rire est une prophétie, un pli du savoir étouffé dans l’archéologie du temps. Il pousse et repousse le malentendu qui existe entre ce que je suis et la banalité du réel. L’existence de la chance pure me froisse jusqu’aux extrémités des frontières...
19 septembre 2014

À la recherche de la perfection.

À la recherche de la perfection.
D’emblée, rien n’est homogène. Seul le temps tue le temps. Face à l’agonie des heures tremblantes, la joie n’a aucun préjugé. A chaque parcours, l’impossible me régénère. De l'autre côté de la rive, terre voisine et semblable, j'ai trouvé comment défaire...
18 septembre 2014

Le bonheur excite l’ordinaire.

Le bonheur excite l’ordinaire.
Dans ce rapport direct et immédiat avec le monde, d’énormes tempêtes invisibles lâchent leurs boulets d’angoisse sans que j’oscille d’un membre. Ce n’est qu’après de multiples bombardements intérieurs que je reconnais la fleur nuptiale qui pousse sur...
15 septembre 2014

Le calme déferlement. (Suite 10)

Le calme déferlement. (Suite 10)
N'allez pas croire que le monde est mourant. Nous sommes assis devant la fenêtre de l'irrésolu. Nous persistons à penser que notre conscience est l'aboutissement de ce que l'on vit. Que nenni, les mauvais rêves sont foison. Nos cortex sont la vitrine...
15 septembre 2014

Stand by.

Stand by.
Faut-il se contenter de peu comme le soulignent bon nombre de philosophes grecs ? Lucrèce et Epicure, par exemple, nous invitent à museler une grande partie de nos désirs. A ne donner de l’éclat qu’à la nécessité première. La vraie fortune n’est-elle...
13 septembre 2014

Le calme déferlement. (Suite 9)

Le calme déferlement. (Suite 9)
Œil de cyclope fixé sur l’insignifiance, nos détestables franchises assaillissent nos souffrances funambules. Proches des cataclysmes, nos faiblesses ont le défaut ancestral des fluctuations hasardeuses et des tempêtes impures. Que la vie pardonne l’existence...
12 septembre 2014

Le calme déferlement. (Suite 8)

Le calme déferlement. (Suite 8)
L’enfance attachée à l’ombre d’un cerisier, j’invente le miracle de la mémoire corporelle. La parole que j’utilise vient tout droit de l’imaginaire. Des oiseaux verts sillonnent le ciel couturé d’inconnu et des taureaux jaunes broutent des herbes ferrailleuses....
6 septembre 2014

Je ne me sens pas à la hauteur de mon espérance.

Je ne me sens pas à la hauteur de mon espérance.
N’a-t-on pas toujours l'impression qu'on aurait pu faire mieux, qu’il nous a manqué du courage, de l’audace pour parvenir à la joie plénière ? Je ne possède rien de subliminal et cependant je sais tout au fond de moi que je dispose de toutes les clés...
16 juillet 2014

Nudité apatride, où se trouve le sérail de la fatalité ?

Nudité apatride, où se trouve le sérail de la fatalité ?
Dépourvu de sens, on naît sans savoir pourquoi nous sommes sur cette terre. Dessoudé du néant, j’arrive de l’angoisse du vide, d’un chemin sans fin vers un but inconnu. Je suis un reliquat, un frémissement de la matière, un frisson d’existence. Une gaîté...
30 août 2014

L’indurée de mes fougues.

L’indurée de mes fougues.
La tromperie s’inscrit dans le regard que l’on se porte. L’attente ne peut jamais être satisfaite, elle est seulement le couloir de nos ombres. Dans les coursives de l’imaginaire, j’ai filé droit devant, sans pour autant trouver l’émeute de mes désirs....
28 août 2014

Le calme déferlement. (Suite 3)

Le calme déferlement. (Suite 3)
Le destin n’attend pas, la fatalité frappe sur toutes les surfaces. On ne voit bien que ce que l’on veut voir. Partout des démangeaisons et un seul endroit que l’on gratte inlassablement jusqu’à l’éclosion d’une goutte de sang sur la peau rougie. Le danger...
27 août 2014

Le calme déferlement. (Suite2)

Le calme déferlement. (Suite2)
Ce monde n’est pas le nôtre. Il est fait de feu et de sang, de guerres et d’esclavages. Il faut boire aux liqueurs aigres et frelatées pour en dégager la soif démesurée, pour étancher et sarcler les veines souillées par des sentiments préfabriqués. Se...
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