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Bruno ODILE
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Bruno ODILE
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26 décembre 2016

Pourquoi ne rien dire…

Pourquoi ne rien dire…
Pourquoi ne rien dire et ne pas laver de tout soupçon l’ingénierie où s’activent nos dépassements ? J’habite une irritation, un soufflet pour les braises rougeoyantes, un ciseau d’orage pour les ciels morcelés d’attente. Les failles qui nous augmentent...
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15 novembre 2016

Enfin, lentement.

Enfin, lentement.
Il faut sortir de l’urgence et du répit fiévreux pour se perdre dans la respiration de l’herbe tendre. Il faut s’extirper du cri où sommeille l’enfant que nous avons été. Il faut décroiser l’aube de son obscurité posée sur la ligne suivante. Ne rien attendre...
18 octobre 2016

L’air a repris la joie de ton visage.

L’air a repris la joie de ton visage.
A l’intérieur de la bouteille jetée à la mer, les vagues qui nous emportent refluent. Nos visages sont entaillés dans le ciel, nos bras scarifiés et notre bouche reste à la surface des choses vivantes. La bave de l’air alourdit nos paupières qui s’écharpent...
9 octobre 2016

Le soleil nous a blessés…

Le soleil nous a blessés…
L’écorchure a atteint le papier vierge. J’entends battre ton cœur sur le quai de la gare où tu m’attends. Tu flottes comme un chagrin à la recherche d’un câlin réconfortant. Les trains se succèdent dans la pénombre haletante, des bras et des jambes, un...
23 novembre 2016

Buée invisible.

Buée invisible.
Sans la dimension temporelle qui accompagne mon esprit, la pensée n’est rien. Le chaos, lui-même, n’est plus qu’un précipice ha¬sardeux. Le temps, c’est la matière sur laquelle repose l’immobile marche du discernement. Le lapsus est le bras droit de la...
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4 octobre 2016

A trop vouloir devenir qui l’on est, une double vie s’impose.

A trop vouloir devenir qui l’on est, une double vie s’impose.
La différence qui nous acclame est inséparable au mouvement qui nous regroupe. Voilà le blé et l’orge qui se congratulent. Voici le baiser du silence au cœur de chaque parole. Je voudrais m’oublier dans le regard de l’autre, alors que c’est mon regard...
3 novembre 2016

Je veux vivre.

Je veux vivre.
La proximité permanente avec la mort m’oblige à réévaluer incessamment le lourd statut de la mémoire et celui de l’expérience. Avant de les restituer, je dois chaque jour reconsidérer le lot de paroles avalées et recrachés par les souffles de ma voix....
29 juin 2016

Il y a encore les plis dans l’écume.

Il y a encore les plis dans l’écume.
Je ne veux rien détruire avec des suppositions. Je veux construire avec la flamme qui purifie. J’enjambe le néant, une fleur entre les lèvres. Le temps n’a plus d’importance. Je suis la réalité de mon rêve. Je mélange ma vie à la tienne. Tout le reste...
28 juillet 2016

Extrait...

Extrait...
Je cherche le râble éventré du silence dans le moindre haillon de lumière. Je course et je poursuis l’apaisement heureux, l’innocence ouvrant un chemin au cœur des ombres qui me tour mentent. Je mendigote ma salive à la quiétude effacée, à la goutte de...
22 juillet 2016

Un jour viendra où le cri sera le voyage.

Un jour viendra où le cri sera le voyage.
Chaque jour qui s’établit comme une promesse laisse filer un murmure d’épuisement. A regarder autour de moi, dans ce monde placardé sur les panneaux publicitaires, j’ai l’impression de ne plus pouvoir agir sur mon quotidien. Toutes les promotions qui...
13 juillet 2016

Le dépassement

Le dépassement
Le jour a volé mon sommeil. Au-dessus du détroit d’une vie déréglée et pour mieux enrober les infiltrations impondérables, je relis les pierres fondatrices de mon royaume. Par quels motifs vais-je jaillir de l’épreuve qui cherche une récompense ? Tout...
20 mai 2016

Toute connaissance présuppose une ignorance.

Toute connaissance présuppose une ignorance.
Ô combien il me plairait de ne pas renoncer à la joie en donnant un sens aux jours qui viennent ! Ma solitude est une porte défoncée, un levain sans adjonction, un ébruitement de l’ombre mourante à la lumière. La joie est punie lorsqu’elle reste sur le...
3 septembre 2016

Le simulacre de l’esthétisme.

Le simulacre de l’esthétisme.
Ce matin, la vitalité de la beauté me communique son désir d’élévation. Feuilles d’automne tombées dans le miroir des saisons, je vous aime fringantes et craquantes lorsque le pas du marcheur vous écrase. La rosée toute nue s’adosse aux premières lueurs...
16 août 2016

Autopsie de l’élan perdu.

Autopsie de l’élan perdu.
Tout commence par une phrase jetée du haut de la tour de garde. Puis, il faut déblayer l’espace parcouru et déblayer encore. Toutes les peintures s’effacent pour ne laisser place qu’à un vague arc-en-ciel poisseux. Hier, la pluie lavait les carreaux....
2 juillet 2016

Joie d’exister.

Joie d’exister.
Dans mon jardin, sans penser à rien, j’ai la mire du jour sous la dent, l’œil converti par l’irrésumable brûlure du mot amour, et je pose la main sur tout ce qui est beau. Je cultive un monde naïf et sincère, où le couteau qui coupe la salade renoue la...
20 juillet 2017

Un juste temps… entre patience et impossible.

Un juste temps… entre patience et impossible.
Je ne saurais rien te dire sur l’imperceptible parfum de l’avenir. De ce frottement à la charnière des heures, de cette confrontation entre vacarme et silence, de cette jointure au monde ; il manque toujours un sourire à nos soupirs. Tous ces espaces...
6 décembre 2015

Les frissons de gangrène.

Les frissons de gangrène.
Je tombe, je suis tombé. Combien de fois ai-je chuté à l’intérieur de moi-même ? Ma mémoire à deux sous fait du trapèze au-dessus des giboulées. Je tisse l’écrin où j’enferme ma langue. J’ai la vie qui me gratte. Là, sur le front. Ici, sous le crâne....
13 juillet 2017

L’accostage aux nuées.

L’accostage aux nuées.
Ce matin, je suis posté à l’orée d’un bois suspendu au silence. Je parle à voix basse pour entendre l’écho des pies jacassières et le roucoulement des pigeons. Dans les arbres voisins, les oiseaux piaillent si fort que mes petits murmures glissent sur...
28 mars 2017

Noumène-éditions NOUMÈNE ÉDITIONS | Un autre

Noumène-éditions NOUMÈNE ÉDITIONS | Un autre
Noumène-éditions NOUMÈNE ÉDITIONS | Un autre regard sur le talent Les premières poésies se déclinent dans la veine des grandes narrations épiques héritées du Moyen-âge, aux élans lyriques et impressionnantes morales religieuses. Puis, dans la mouvance...
5 mai 2015

Résonnances (5)

Résonnances (5)
Dans le moindre haillon de lumière, je cherche le râble éventré du silence, je course et je poursuis l’apaisement heureux. Je mendie ma salive à la quiétude effacée, à la goutte de joie que mes tremblements n’ont pas réussis à inonder. Du fond de l’abysse...
7 janvier 2014

Jean-Marc La freniere.

Verser la vie Il n’y a plus grand chose d’humain dans l’aventure humaine. L’eau est en bouteille et l’air est pollué. On harnache le vent et les torrents de montagne. Il faut qu’un homme se lève parmi les hommes pour rencontrer sa vie. Le stéthoscope...
31 mars 2014

Vaines veines d’astreintes.

Au bord de l’attente profonde comme un gouffre sédimentaire Après l’épanchement de la larme gorgée de résistance L’éclosion distante d’un chaos en boucle. Refrains interstellaires des famines de l’enchantement Tenus à bout de bras par la rigueur oppressante...
19 octobre 2017

Jour cédé A l’incompréhension de la visée Où

Jour cédé A l’incompréhension de la visée Où chacun déplie ses ailes Sur le chemin de la veille. Cœur ouvert au vent Moissonneur de désirs brûlants La tête et l’esprit aussi clairs de peau Que le filet d’eau du ruisseau Où s’altère notre sang Avide du...
19 octobre 2017

« J’accepte la grande aventure d’être moi. » -

« J’accepte la grande aventure d’être moi. » - Simone de Beauvoir Vieillir, c’est patiner comme du verre lustré. C’est voir la lumière sans que le regard soit détourné. Etre conscient, induit notre comportement par la raison. Etre fou, permet le dépassement...
24 avril 2016

A ma fille.

Regarde en arrière, il pleut des gens. Neige tremblée, mouchetée, tombée légère d'origines multiples. Mémoires anciennes donnant chair au présent, tu es leur sillage ma fille. Le passé n'est visible qu'au drapé du rideau qu'on soulève parfois. Dans...
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