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Bruno ODILE
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Bruno ODILE
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14 avril 2016

Sur le chemin du silence

Sur le chemin du silence
La gripaille du jour cache l’étendue magistrale du silence dans son mouvement déconcertant de hachoir. Dans ce territoire de vide le désir grimpe aux hautes sphères de l’attente impatiente. Les fausses routes sont nombreuses et déroutantes. La nuit enterre...
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31 mars 2016

Liberté et manquements

Liberté et manquements
Tout est à saisir dans cet espace de chair et de pensées. L’abandon, le recul, une bosse de terre, toutes les perspectives relatent l’événement qui propulsera le sang jusqu’aux contreforts de notre espace de vérité existentielles. Concentré en un point,...
4 mai 2016

Décadence et recentrage. (2)

Décadence et recentrage. (2)
L’incertitude de ce qui advient, malgré la détermination que nous avons à empoigner la réalité pour la domestiquer, trahit les promesses d’existence à jamais perdues. L’impossibilité pour l’agir humain de plier le réel à ses seules volontés, nous contraint...
18 mars 2016

La vie augmente et tout s’éteint.

La vie augmente et tout s’éteint.
Mécanique asymétrique et incertaine, mon cœur s’enflamme à chaque étincelle de bonté et de beauté. Les ardeurs, les injures et les cordes se défont des amarres et ouvrent leurs voiles aux norias d’échouages de la terre et du ciel. Barque légère sur l’océan...
27 mars 2016

Parole de cristal, arpège de la voix.

Parole de cristal, arpège de la voix.
Mots cochés à la va-vite, verbes lunaires suspendus au gosier des humeurs, ma langue entrave le cri parfait d’une existence imparfaite. Je marche sur ma voix et je chante le printemps comme un moineau posé sur la branche d’un fruitier en fleurs. Piéton...
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16 mars 2017

Le regard se confie à perte de vue.

Le regard se confie à perte de vue.
Le regard grappille toutes les possibilités du langage. L’inventeur du mot et de son pépin assiège les sens roulés en boule. Il manque l’eau et la farine sur la table des heures lourdes. Une certitude néanmoins, je suis la pente et la coulée d’une rumeur...
22 février 2016

TOUT A LA LIMITE

TOUT A LA LIMITE
Tout est remonté. Rancœurs dans l’eau tiède, velléité des erreurs et des sources lumineuses, jours cruels et devenir sans accointance. Emigrant de moi-même, j’abolis les pentes et les glissières. Une tombe suffira aux vétilles, aux mâchoires et aux désastres....
22 août 2017

Les empreintes de l’émotion.

Les empreintes de l’émotion.
Pourtant, quelque part dans l’inachevé, existe le bruit du silex et l’attente du feu. Quelque part, le parfait n'est plus qu'une mesure invalide, une objection à l’omniprésence du réel. La douleur de la raison piégée dans mon corps me contraint à siroter...
26 décembre 2015

Tu avais le sourire des flaques d’eau brillant au soleil.

Tu avais le sourire des flaques d’eau brillant au soleil.
Un temps vers un autre : des foulards d’appétence aux jupes de l’espoir, tout s’entrechoque comme des cymbales de cirque. Tout se bouscule et frémit comme un vent marin annonce la bourrasque. Entre l’immédiat et la pluie, réside une distance indéfinie...
4 décembre 2015

Aujourd’hui, l’heure n’avance pas, elle est bloquée.

Aujourd’hui, l’heure n’avance pas, elle est bloquée.
La mort est toujours de l’autre côté de la barrière, dans l’autre face, dans l’invisible. Elle est là, imbriquée au jour qui se lève, à la bordure de nos langueurs et de nos mirages, fusionnant avec la précarité de l’existence. Elle pourchasse l’agitation...
10 décembre 2015

Tout est paradoxe.

Tout est paradoxe.
Lorsque j’ai perdu une jambe et une main, je savais que la vie n’était pas terminée. Je savais aussi que plus jamais elle ne serait égale à ce qu’elle avait pu être. La perte devenait le point qui termine. Et, je sais aujourd’hui, que malgré la diminution...
19 octobre 2015

Le présent de la mort (Ou la mort au présent).

Le présent de la mort (Ou la mort au présent).
Ne t’écarte pas, nous tombons. Une pensée darde mon cœur avec l’épine d’une rose. Pleine mer, deux infinis s’embrasent sur l’horizon perlé avant même que les cœurs ne s’accordent. J’appartiens à ce que je sais. Tout est éclaté. Tout est partiel. Je voyage...
3 septembre 2015

RésonNances (45)

RésonNances (45)
Ecrire revient, sans doute, à délayer le sang dans le rouge silence de la nuit intérieure. Lorsque je pose le mot sur la page, mon corps se crispe comme un muscle dans l’effort. Le geste du poignet accompagne l’extraction du verbe enseveli par le sable...
19 août 2015

RésonNances (38)

RésonNances (38)
Je me reconnais tout entier dans les plumes de l’oiseau qui s’évade. La fracture de l’air me laisse supposer la présence d’une énergie inconsciente. Je crois reconnaître un lieu d’actions où je ne suis pas. Parallèlement, Je crois mon esprit altéré et...
14 décembre 2016

Au cœur de l’immobilité des miroirs.

Au cœur de l’immobilité des miroirs.
Ossuaire de givre égaré sous la lampe éclairée, la température de l’heure ronge les murs soutenus par la glace éphémère du temps. Portes et fenêtres ouvertes, le ciel n’est pas si loin. J’habite l’ornière de la lacune, les ruines du vide et de la disparition....
13 septembre 2017

Avancer pour ne pas ressentir l’emprise du néant.

Avancer pour ne pas ressentir l’emprise du néant.
La mort d’aujourd’hui me parle d’insomnies récurrentes. Moi qui n’ai qu’une fine lumière lointaine dans mon jardin de vie. Je baigne dans une liqueur d’étincelles où la pesanteur charnelle incarne l’horizon. Je respire l’odeur de l’effacement au centre...
16 juin 2017

Incursion de la voix.

Incursion de la voix.
C omme les blés et les nuages brassés par le vent, les chemins zigzaguent dans un lieu hors de toute distance. Mon corps, mes os et ma bouche, se perdent dans le sans-mesure où le rêve remonte des profondeurs marines comme un filet de pêche. La force...
14 juin 2015

RésoNnance (16)

RésoNnance (16)
Ce matin, je suis posté à l’orée d’un bois suspendu au silence. Je parle à voix basse pour entendre l’écho des pies jacassières et le roucoulement des pigeons. Dans les arbres voisins, les oiseaux piaillent si fort que mes petits murmures glissent sur...
12 juin 2015

Gommer son être pour le libérer.

Gommer son être pour le libérer.
Ma vie, mon cœur t’est soumis. Mon cœur, mes gestes te ressemblent jusque dans l’élan qui les active. J’ai l’absurde énergie du trémolo qui dévie le son initial. J’ai la parenthèse facile et la virgule agile. Le point que j’utilise ne ferme pas la phrase,...
4 juin 2015

Résonnance (12)

Résonnance (12)
Faudra-t-il gratter du bout de l’œil l’ombre qui s’avance sous la langue ? Des chimères déguisées de la graine à l’épi murmurent des stances laborieuses. De l’ombre teigneuse jusqu’aux cimes étoilées, la mémoire s’enroue puis parachève sa course d’un...
30 mars 2015

Au creux de l’ombre muette.

Au creux de l’ombre muette.
Et puis, la route ; et puis, le chemin Dans mes veines trébuche un silence scié à la racine De vieilles tranquillités sommeillent avec la lame de la déception Qui les découpent et les fragmentent en mille grains saumâtres Sans dire mot, une âme de rêveur...
9 avril 2015

Une simple voix retentit et je chemine là où j’ai déjà été.

Une simple voix retentit et je chemine là où j’ai déjà été.
A présent, nous sommes devenus un rêve en dehors de lui-même. Nos bouches sont défaites comme les draps de nos couches incertaines. Tes yeux dans la serrure du vertige et mes mains sur le sommet du souvenir. Dans l’obscurité, l’étincelle indomptée de...
21 mai 2015

Le beau me relie à la joie.

Le beau me relie à la joie.
Je tombe dans mes crevasses, les mottes sont plus puissantes que l’air ; elles me collent et m’alourdissent. Je ne sais pas me raccrocher aux éclats de vie qui jalonnent ma déchéance. Dans la chute, mon corps se cogne et rebondit contre toutes les aspérités...
20 mai 2015

Aucune réalité ne peut être à la hauteur de nos manques.

Aucune réalité ne peut être à la hauteur de nos manques.
La tromperie s’inscrit dans le regard que l’on se porte. L’attente ne peut jamais être satisfaite, elle est seulement le couloir de nos ombres. Dans les coursives de l’imaginaire, j’ai filé droit devant, sans pour autant trouver l’émeute de mes désirs....
2 mai 2015

Résonnances (4)

Résonnances (4)
Heureux temps que le présent perpétuel. L’enfance s’y enroule comme une roue pas encore formatée par la rigueur de la morale et du bien séant. L’heure ensemence l’heure du plus pur murmure des fleurs. Le pas incertain ouvre des voies inconnues, il pleut...
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