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Bruno ODILE
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Bruno ODILE
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7 juin 2014

J’aime à tort et à travers.

J’aime à tort et à travers.
Mes cernes ont figé les cris, mon corps ne répond plus à l’ombre d’un quelconque éden. J’ai le visage des sales jours où même la pluie qui s’égrène doucement ressemble à des barreaux de verre autour de l’enclos où sont restés mes yeux. Je suis collé au...
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11 juin 2014

Les mille complots de l'ordre.

Les mille complots de l'ordre.
Plus je plonge dans ma chair, plus je me résigne à l’idée que j’ai de moi-même malgré le décalage qui me façonne. Il y a comme de l’esbroufe dans la vérité que je souhaiterais pleine et entière. Parfois, j’avance et tout recule. Parfois, je romps et tout...
1 juillet 2014

Ripé à travers les soupirs.

Ripé à travers les soupirs.
Chaque jour qui s’établit comme une promesse laisse néanmoins filer un murmure d’épuisement. A regarder autour de moi, dans ce monde placardé sur les panneaux publicitaires, j’ai l’impression de ne plus pouvoir agir sur mon quotidien. Toutes les promotions...
30 juin 2014

L’aube me mâche.

L’aube me mâche.
Cellules à vif, sensibles et diffuses, propulsées dans le voyage pour devenir le voyage lui-même, tout mon corps est modelé par le typhon de l’expérience nocturne restée béante. Affûté dans l’obscurité par de grands songes filants, j’éprouve le désir...
3 juillet 2014

Aux portes de l’écluse du hasard heureux.

Aux portes de l’écluse du hasard heureux.
Un jour viendra où le cri sera le voyage. Où la révolte ne sera plus une opposition ou un refus, mais une simple tournure de sens, une fatalité mûrie par l’acceptation dynamique. Un jour viendra qui ne demandera rien aux autres rivages. Le puissant moule...
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8 juin 2014

Je suis un buvard pour le café du jour.

Je suis un buvard pour le café du jour.
Etre un homme et ne pas le savoir ; être vivant et toujours en douter ; être mort et encore dans le couloir de la lumière. Je décèle au-delà de mon souffle, la rossée qui déroute mes envies. Je m’éteins devant le miroir chaotique d’une balance mécanique...
15 juin 2014

Tout est casquette dans ma tête.

Tout est casquette dans ma tête.
J’aime lorsque Jean Baudrillard nous dit : « Mourir n’est rien, il faut savoir disparaître. Mourir relève du hasard biologique, et ce n’est pas une affaire. Disparaître relève d’une plus haute nécessité. Il ne faut pas laisser à la biologie la maîtrise...
27 juin 2014

Cette brume épaisse qui tarde à se lever.

Cette brume épaisse qui tarde à se lever.
Au bout de la patience, trainent quelques vieilles guenilles sur le pied qui ne veut pas avancer. Tous les chemins paraissent longs et font presser le pas. Trop vite délivrée, la marche nous engage sur des lignes droites où notre libre-arbitre se dérobe...
28 juin 2014

A chacun son destin !

A chacun son destin !
Dans la stupeur d’étranges détresses suprêmes, ne voulant plus subir mon engloutissement, je porte l’agonie puérile comme une trompette en bandoulière. Si j’étais la vague rutilante qui s’échoue sur la plage, je viendrais les bras ouverts caresser le...
29 juin 2014

Je m’enrobote.

Je m’enrobote.
Va-t-il falloir trouver l’espace autour du cœur ? La pâleur d’une fange du monde cerne la bonté fluette d’une humanité sur son déclin. La fin du monde est proche, un autre se prépare dans les consciences collectives. Une révolution, une mutation technologique...
26 juin 2014

La lumière scintillante dans les gouttes de pluie.

La lumière scintillante dans les gouttes de pluie.
Par quelle audace voudrais-je rebaptiser le berceau du monde ? L’insatisfaction cherche toujours le réconfort. Où qu’il soit. Pour fonder de nouveaux rêves, où vais-je trouver la parole appropriée et quel peut être le moment favorable pour ajuster mes...
14 juin 2014

Le -Tout garantir-

Le -Tout garantir-
Et si la vie n’était qu’une source de tolérance et d’acclimatation ? Un trajet à sens unique, une couture virtuelle sur la page du temps, un mémorandum de signes incomplets et inassimilables. Pourquoi resterais-je sur une voie à double sens où chacun...
1 mai 2014

Et même, si ...

Et même, si ...
Dans mon crâne, des lieux abandonnés défilent comme pour une revue d’armes destituée de ses attributs. Seuls, nous ne sommes guère plus qu’une étincelle. Ce n’est qu’ensemble que nous devenons une flamme parmi les touffes de l’infini. La difficulté réside...
23 mai 2014

Des grimaces joyeuses.

Des grimaces joyeuses.
L’homme déçu névrose sous le poids de l’impossible action du déliage de ses jougs. Le monde est trop grand et bien trop rapide pour que de simples acteurs humains puissent le détourner de sa course folle. Regarde combien l’univers tout entier désespère...
18 mai 2014

Effleurer la joie d’exister.

Effleurer la joie d’exister.
Entre temporalité et permanence, le déclin exécute des pirouettes. L’abondance qui revêt des habits de plaintes ne complète pas les mains avides et les cœurs vides. Que reste-t-il après la consommation du toujours plus ? Orphelin de la béatitude, le ciel...
16 juin 2014

Je cours les mains vides.

Je cours les mains vides.
J’ai l’intention de toucher à la larme des fleurs, à l’épaisseur du moindre souffle empoté comme une confiture de muguet. Certains creusent, d’autres amassent la terre du trou. La terre, notre terre est à chacun. Je glisse sur le dos du monde et mon corps...
19 mai 2014

La joie est un combat.

La joie est un combat.
Il faut exister pour tout sauver : le verbe et l’image, les chants et les fleurs. Debout, sur le perchoir des alouettes, je surplombe l’ombre qui tremble. Meurtrissures des jours cafardeux, plaies de nuit sur mon visage, la terre parfume le jardin solitaire....
13 juin 2014

Mes rêves ont l’odeur de la mer.

Mes rêves ont l’odeur de la mer.
L’écriture est une forme de désobéissance. Il faut libérer la parole. La révolte intérieure est souvent plus violente que l’acte lui-même. Parfois, je n’écris plus, je souffle des mots consignés dans une gare de transit. Ce n’est plus la grande robe de...
10 juin 2014

Bonheur sans mesure.

Bonheur sans mesure.
Je cours et je saute les haies de mon propre naufrage. Midi s’est décalé de l’ombre perpendiculaire, minuit sonne l’épaisseur qui me conjugue au sort des flammes ravageuses. Tout est foutu avant même que d’exister. Parure sans arme pour me défendre, mon...
6 mai 2014

Un corps, sinon rien !

Un corps, sinon rien !
Un crâne vide cherche à faire le même bruit qu'un coquillage porté à l'oreille. Une pieuvre en bois de rose empoigne mes châteaux de sable et retourne illico dans les profondeurs noires. J’ai les poches pleines des sourires d’un ciel en feu. Un fil d’éther...
27 avril 2014

L’aptitude à faire et à être.

L’aptitude à faire et à être.
La mémoire est un trou béant que nulle image ne garantit. Mes infortunes se noient dans un verre d'eau. Il pleut des rambardes de givre, mais j'ausculte d'une main vivante les salves de lumière restante et je marche. Je marche pour avancer. Je sais que...
15 mai 2014

Je coule d’une cicatrice.

Je coule d’une cicatrice.
Je vous ai dit la faim qui remonte nos gorges comme des oiseaux à tire d'ailes. Le bonheur parfois de toucher à l’arbre constructeur, cuirassé de rondes enfantines. J’ai de la sève sur le bout des doigts et des rappels d’enfance joyeuse bourgeonnent avec...
9 mai 2014

La ligne des départs manqués.

La ligne des départs manqués.
L'éternité n'est pas sédentaire, elle remue au fond de chaque gorge de lumière. Je décide aujourd’hui de réhabiliter le plaisir de vivre. Je lui ordonne de détourmenter les aubes à venir. Je suis dans la clarté comme la première lueur du jour. Je vogue...
2 juin 2014

Mes sens étourdis.

Mes sens étourdis.
L’évidence que recouvre la beauté naturelle de ce monde se révèle tôt ou tard une banalité usée par le quotidien. Je m’habitue si intensivement à la beauté qui m’entoure que je finis par ne plus la voir. Elle devient passive et n’éclabousse plus mon esprit...
30 mai 2014

Tout éclate comme du verre.

Tout éclate comme du verre.
Si nous agissions toujours en conscience, nous développerions des initiatives soutenues par les arches de nos cœurs. Mais, nous savons bien que la connaissance cède souvent sous la charge des impulsions humaines. Egal à sa fragilité et à ses faiblesses,...
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