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Bruno ODILE
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Bruno ODILE
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13 mai 2014

C’en est fini.

C’en est fini.
C’en est fini avec la colère contre la vie dont j’attendais toujours trop. C’en est fini avec la cascade de plaintes larmoyantes. Je ne peux consciemment faire abstraction des bouquets de joie gratuite que la vie me propose et pour les jours qui me restent...
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26 avril 2014

On ne connaît bien que le bonheur ancien.

On ne connaît bien que le bonheur ancien.
Je voudrais ponctionner à l’ivresse l’alcool rédhibitoire inondant les marais de mes plaies ouvertes. Ma jambe vomit sa souffrance et sa déception. Le jour qui naît vaincra-t-il l’absence ? Je cours d’un ruisseau à l’autre, la forêt est nue et je rougis....
22 avril 2014

Je tiens au bout du doigt qui me vise.

Je tiens au bout du doigt qui me vise.
Portée au fer de l’ouvrage, la maille défaite crisse sur l’ardoise des mots. Chacun revendique l’exception que la règle jugule. Des obsolescences ringardes coulent dans les caniveaux. Il y a de détestables escarpements qui longent les écluses des heures...
10 avril 2014

Frédéric Lenoir.

Frédéric Lenoir.
Qu'entendons nous par bonheur, dépend-il de nos gènes, de la chance, de notre sensibilité ? Est-ce un état durable ou une suite de plaisir fugace ? N'est-il que subjectif ? Peut-on être heureux sans les autres ? Faut-il opposer bonheur individuel et collectif...
5 avril 2014

Aux termes des artifices de la pensée.

Aux termes des artifices de la pensée.
A l’écart de la déchéance totale, l’extrême appréciation du nihilisme n’engendre que le trouble. On ne peut accepter toute une vie durant de n’être qu’une obole pour soi-même. Le vent enfante l’eau morte dans la perte. Il transperce les nuages avant de...
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4 janvier 2014

Où sont les urgences ?

Où sont les urgences ?
Des nuages de couleurs déconcertées se dissolvent avec le courant, je suis une palette dans l’eau, une encre décolorée. Tout ce qui ne peut être accompli de façon autonome devient vite un désert infranchissable. J’accède à un espace vidé de son jus et...
7 février 2014

La vie me débite en parcelles d’illusions.

La vie me débite en parcelles d’illusions.
J’irréalise le combat de la matière. Mon corps n’a pas à devenir, il est présence. Il est ma terminaison et n’abdique pas à la soumission de la réduction qui le bouleverse. Il est l’objet propulsé de l’événement qui me permet d’atteindre les espaces sans...
3 mai 2014

Alors, je pars chercher une source.

Alors, je pars chercher une source.
La souffrance insurmontable accrédite l’idée de l’acharnement inutile. Une vie significative se termine par un acte somptueux. On ne sauve pas sa bonne conscience en acceptant passivement la souffrance intolérable. Mon malheur est un miroir qui menace...
30 avril 2014

J’ai appris à vivre avec.

J’ai appris à vivre avec.
À la chute des conventions sociales et morales, le regard pur s’efforce de voir la réalité telle que le cœur la devine. Les évidences cachées au fond de nos êtres demeurent les vraies fusées de nos consciences. Et lorsqu’elles atteignent les étoiles,...
25 avril 2014

Le jour qui naît vaincra-t-il l’absence ?

Le jour qui naît vaincra-t-il l’absence ?
J’ai mis le feu dans mon cerveau, mon corps et mes membres brûlent de mille désirs. Je cite le parfum, le soleil, l’amante fidèle, le bercail, le ventre de ma mère, l’outre-tombe des clairières aveuglées, la malle d’objets trouvés, la sciure des ombres...
26 janvier 2014

« Le pronostic vital est toujours engagé ».

« Le pronostic vital est toujours engagé ».
J e sais, à présent, qu’il me faudra tenir debout dans le face-à-face avec l’aube qui m’attend. Le destin côtoie l’holocauste des pensées qui s’évadent tristement parmi les étoiles en fusion. Quelqu’un traficote ma main gauche, je le sens, je l’entends....
8 avril 2014

A l’image de l’autonomie.

A l’image de l’autonomie.
Un esprit ceint dans un corps ceint. Entouré, cerné et enserré de moi-même, j’accède aux catapultes des préjugés de l’eau qui n’ont pas connu la neige pure. Différent aux yeux de certains, je ne le suis plus pour moi-même. Je fais corps avec mes lâchetés...
7 avril 2014

Exister.

Exister.
Je ne voudrais être rien de moins que cet homme dans son potager estival, raclant la terre, désherbant les mauvaises pousses, parlant avec les plans qu’il vient de mettre en terre, absorbé par les liens naissants et pénétré par la légèreté de l’air. Tout...
6 avril 2014

Exubérance naturelle.

Exubérance naturelle.
J’aime entendre dans le rire l’écho de l’heure venue dire qu’il est trop tard. La désaffection de toute idée, de tout principe et de tout lieu, m’ordonne le vide que je peux remplir. J’aime partager ce fou rire qui nous tance avant de nous relier à l’enthousiasme...
23 mars 2014

Une simple tête pensante.

Une simple tête pensante.
Une cigale au cœur de l’été se rappelle le fond de la terre. L’ascension et la transformation accompagnent le surpassement de l’inaccompli. Mon corps de naissance s’est développé durant son parcours initiatique et il a connu maintes rénovations. Il a...
4 avril 2014

Les chemins de l’appréciation.

Les chemins de l’appréciation.
Les oiseaux ont vidé le ciel de ses plumes, l’horizon s’est revêtu d’un luminaire à sanglots et de gouttières à larmes. Il pleure le corps aimé qui s’effondre de ses yeux tristes. Changement de cap, la vie me provoque à son chevet. N’y-a-t-il rien d’autre...
3 avril 2014

C’est un rêve de feu et de cendres.

C’est un rêve de feu et de cendres.
Amas de chairs resté en éveil, peau conquise aux braises pilées, je m’éveille et tu t’éveilles avec moi. Mon corps, ma deuxième nature, je ne te déteste pas. Je ne profane pas l’héritage du figuier sur le mont Franchise. Ma charpente se relève lentement...
1 avril 2014

La valse des tombeaux à moitié fermés.

La valse des tombeaux à moitié fermés.
Grenier rongé des hommes, le ciel des lunes mortes est semblable à la sauvagine qui pousse dans mon terrier. Tout est identique, halluciné de chair éclatée sur la robe commune. Clopin-clopant, j’arrive sur la marelle où nos enfances ont perdu leurs coupoles...
29 mars 2014

Mon moignon chante l’électricité qui le traverse.

Mon moignon chante l’électricité qui le traverse.
Pourquoi me plaindrais-je ? N’ai-je point échappé à la plus grande tragédie qu’une existence puisse connaître ? Quelle est-elle cette vie qui désormais me fait face ? J’efface doucement les quelques plis qui soulèvent encore les insomnies rédhibitoires....
28 mars 2014

Je renais d’une supplique.

Je renais d’une supplique.
L’handicap indispose l’estime que je me porte. Dévalorisé par les reflets de la norme sociale, j’intègre l’image d’une foire aux bestiaux, et celle du mouton noir englouti dans la blanche parure du troupeau. Mais l’image commune de la beauté exécute la...
21 mars 2014

Les vitres soufflées.

Les vitres soufflées.
Je ne suis qu’une fine partie de conscience. J’éprouve des joies impartageables et des douleurs qui me gâchent l’existence. Je colle aux parois du jour comme une araignée sur sa toile. Le jour se substitue à l’épouvante qui saisit ma conscience. La lumière...
15 janvier 2014

Je bois aux lessives qui referont le jour.

Je bois aux lessives qui referont le jour.
Passants anonymes, vos yeux de soie sont des redingotes posées au cœur du champ de navets. Mes yeux à moi dévissent les amarres de la contingence socioculturelle. Je cherche le quai finissant après l’embouchure des jours lessivés par les sucions d’ammoniac....
12 janvier 2014

L’outre-monde

L’outre-monde
L’écriture est une thérapie incontournable. A conduire les mots traduits du silence jusqu’à la feuille blanche, s’opère une escalade de la désespérance qui dépasse le cadrage de l’esprit. De multiples pistes inconnues livrent des chemins bafoués par la...
27 octobre 2016

Mon cœur est une pendule. Tic-tac, tu es là ; tic-tac, tu repars.

Mon cœur est une pendule. Tic-tac, tu es là ; tic-tac, tu repars.
Peut-être est-ce des avortons malingres qui défilent dans tes pensées comme des lames bleues échappées d’un ciel d’hypothèses métaphysiques ? Peut-être est-ce l’eau à la bouche que l’on va découvrir le désert rempli de rêves anciens devenus des limons...
6 février 2017

Mon cœur est une membrane extensible. Il est une

Mon cœur est une membrane extensible. Il est une
Mon cœur est une membrane extensible. Il est une flaque d’eau où se reflète ton visage. Il va de courses en courses à travers les roseaux qui nous cachent partiellement. J’oscille toujours entre le trouble et la clarté aveuglante. Dans le brouillard de...
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