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Bruno ODILE
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Bruno ODILE
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25 octobre 2014

Quelque part, le souffle dans sa quintessence première.

Quelque part, le souffle dans sa quintessence première.
Dénégation ou refoulement ?Immédiatement, toute une légende de cavernes obscures, de tombeaux ciselés et de labyrinthes effrayants se réveillent d’une nuit sans sommeil. Le rêve oppressé par la réalité expurge les grains d’une harmonie sur le qui-vive....
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4 novembre 2014

L’amour tisse les corps mieux que les esprits.

L’amour tisse les corps mieux que les esprits.
Un instant, la beauté de vivre frôle nos tempes et la communion avec l’invisible est presque parfaite. Un instant, l’inconscient se ressource aux tiges secrètes de l’existence. Tout le mal enduré pour affronter les frayeurs de l’innocence éclate en explosions...
10 octobre 2014

La mélodie cabocharde de l’éternité.

La mélodie cabocharde de l’éternité.
Dans la bravade des cœurs, il nous faut quelquefois savoir s’exclure sciemment. S’effacer sur l’ardoise des souvenirs obséquieux comme on essuie d’un chiffon sincère et honnête la craie rouge et vibrante des émotions violentes. Gommer son être pour libérer,...
7 octobre 2014

Je suis abscons à la déroute de mes sens.

Je suis abscons à la déroute de mes sens.
Ma joie est embourbée dans le consensus socioculturel. Je ne sais plus m’autoriser la libre et pleine expression de mes ressentis. Je les cadenasse, les maintiens dans la norme, dans le vraisemblable qui n’offusque personne. Je suis un homme normal dans...
23 mars 2017

Vers la tanière et vers le sang.

Vers la tanière et vers le sang.
Derrière le visage buriné des ombres, se restaurent les heures bleues de l’innocence. Sous le drap humide envahi par la buée des rêves, une étrange odeur marine remonte doucement la courbe des voyages imaginaires. Deux gouttes d’eau squattent une grange...
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6 décembre 2016

La réalité n'est qu'un point de vue.

La réalité n'est qu'un point de vue.
Ah ! Ce monde de pacotilles sensuelles est trop incomplet pour l’organe universel. Il brûle et se consume comme une orange trop mûre sous un ciel caniculaire. Mes peines au bout des lèvres, je m’enfonce en terre. En moi, le vertige est un animal difficile...
29 novembre 2016

J’ai la langue haletante.

J’ai la langue haletante.
Je ne reconnais les nuages ténébreux qu’à l’étoile mourante, qu’aux sacrifices vidés de leurs tristesses. Ma vie d’enfant est morte sur le trépied de l’urgence à grandir. Il me reste à peine quelques images d’oiseaux en plein vol dans un espace clos....
7 janvier 2017

Invisible silence.

Invisible silence.
Toujours conduit par la même exigence intérieure : inlassablement corriger la réalité pour amoindrir et effacer si possible les défauts qu’on lui attribue. N’est-ce pas là un travail absurde ? Doit-on en permanence trier le désordre de la matière afin...
21 décembre 2016

Mon fils, je ne saurais te dire.

Mon fils, je ne saurais te dire.
Mon fils, je ne saurais te dire l’exaltation qui réprime l’angoisse comme l’eau sur le feu. Points de leurres ni de faussetés, la délivrance ne vient qu’à celui dont le fer a tordu les poignets et la langue. Le jour détruit encourage les combats et l’engagement...
31 août 2014

Je pense donc je souffre !

Je pense donc je souffre !
Il faut se méfier de ce qui sommeille en nous. Songes léthargiques cessez donc de saupoudrer sous les aisselles du désespoir ! Frondes des eaux premières, saisissez-vous des vagues de mousses blanches et laissez-vous emporter par le défi du mouvement...
30 septembre 2014

Au petit bonheur la chance.

Au petit bonheur la chance.
Tout persiste jusqu’à la fin avec ce battement d’énigmes incongrues. La souffrance de l’air que je respire perdure jusqu’aux angles morts. J’éprouve la mesure de mes failles et je tremble dans l’inattendu. Je suis le veilleur du vide qui m’entoure, je...
1 octobre 2014

Je serai assis à côté d’une fenêtre ouverte.

Je serai assis à côté d’une fenêtre ouverte.
Toute croyance représente l’état sous-développé de mon âme. Le pressentiment de mon entièreté échoue avec l’expérience que j’acquiers du monde. Tout itinéraire qui me conduit hors de moi-même me semble de prime-abord insupportable, voire inconcevable....
21 juillet 2014

La course au bonheur.

La course au bonheur.
Ce monde n’a pas d’égal, c’est un farceur congénital, un bulbe d’air perdu dans l’infini. Je marotte l’air de rien aux troubles de la matière causale. Je creuse la dent de ma nourrice et je m’épingle au chapeau de ma lampe de chevet. Sous l’édredon de...
17 juillet 2014

Notre survivance dépend de notre volonté.

Notre survivance dépend de notre volonté.
La joie de vivre et la joie d’être sont toujours d’une logique égocentrique. L’essentiel pour soi est bien souvent dans le reflet de notre objectivation : pourvu que les autres croient que je suis heureux ! Nous défendons, chacun à notre manière, l’attitude...
10 août 2014

Le messager d’aucune règle.

Le messager d’aucune règle.
La surprise, c’est lorsque l’inattendu vient frapper à la porte. Le sublime, c’est lorsqu’on est face à face avec son destin, les yeux inondés par le soleil. Pour s’initier à l’artisanat de la joie, il est indispensable d’être soi entièrement et de s’oublier...
9 août 2014

Il doit y avoir une autre mer…

Il doit y avoir une autre mer…
Nos voix sont fermées à clef, de l’intérieur, et les mots d’amour incendiés se retrouvent dans le désastre des gestes incompréhensibles. A toi qui n’es pas là, je peux le dire, si la mémoire flambe aujourd’hui comme un feu de forêt, c’est que mon cœur...
4 août 2014

L’évidence de la nécessité.

L’évidence de la nécessité.
Chaque matin, mes rêves déraillent. Je n’arrive pas m’accorder avec le secret des choses. Tout est distendu, tout se ficelle avant de rompre. C’est la poitrine vide que j’avance vers l’exil contraint. Une puissante force inconnue m’extirpe des souterrains...
10 juillet 2014

La respiration a un pied dans la mort.

La respiration a un pied dans la mort.
Rien ne m’encourage davantage à déplacer le temps de sa course effrénée. Au loin, tout existe très fort dans les signes jaillissant par le ricochet des flammes réanimées. Ce matin, alors que le jour balbutiait à peine quelques pépites de lumière, j’ai...
7 juillet 2014

Rebrousser chemin, aller à l’essentiel.

Rebrousser chemin, aller à l’essentiel.
Au cœur de la sauvagerie humaine, la photographie du vide laisse basculer les âmes perdues. Vers l’impossible à dire, des bateaux d’ivresse délestent les câbles enfouis dans mes retranchements. Juste après le regard, des ruches volatiles assourdissent...
6 juin 2014

Je ne cesse de courir.

Je ne cesse de courir.
Les mouvements pendulaires referment les beaux jours dans un flou soutenu. Des rêves en voltige brouillonnent les ciels étoilés. Pour me retrouver, il faut laisser venir l’effacement. Souffle au cœur invisible, l’ère nouvelle retentit comme un vieux grenier...
4 juillet 2014

Chaque matin me pardonne.

Chaque matin me pardonne.
La part de larmes qui n’est ni une eau tiède salée, ni une rincée d’amour-propre désavoué, retentit sur les joues du monde. L’instant est là comme une nuée de papillons multicolores. Dans la lumière close s’ouvre à moi une trainée de crevasses dont l’appendice...
12 juin 2014

Le camouflé du réel.

Le camouflé du réel.
J’arrive aux limites de mes propres forces. L’air partagé asphyxie mes voies naturelles et je respire comme personne ne pourrait encore le faire. Enroulé dans mes brumes épaisses, les conditions du bonheur me semblent inatteignables. A l’évidence, je...
19 juin 2014

Le réel qui ne nous appartient pas est vide de sens.

Le réel qui ne nous appartient pas est vide de sens.
Je marche dans les pantoufles de l’ermite. Je creuse la nuit qui n’a pas dit son dernier mot. Sensible aux prétextes malingres du refus de vivre, je me froisse à la sueur de mon front. La joie qui ne me touche pas est emballée dans la cellophane des rigueurs...
14 juillet 2014

Je me suis échappé de mon visage.

Je me suis échappé de mon visage.
Le bonheur n’est nulle part. Il est aussi vide que l’ennui. Ne peuvent le voir passer que les consciences pleinement établies dans l’instant. C’est un peu comme faire l’amour, de nombreux préludes sont utiles à l’apogée des sens et la jouissance profonde...
17 juin 2014

Je ne dis plus adieu, je dis à vivre.

Je ne dis plus adieu, je dis à vivre.
Existe-t-elle vraiment cette source que le fleuve ne connaît pas ? Je le vois tracer sa route vers devant, sans jamais se retourner. Je suis sûr qu’il l’a oubliée. Il se jette à la mer comme un enfant et joue sur le sable où s’enfonce le sel. L’eau fusionne...
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