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Bruno ODILE
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Bruno ODILE
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26 août 2014

Être libre, c’est vouloir.

Être libre, c’est vouloir.
Dans ma chair, la violence de certains jours a scellé le masque de l’aliénation avant de refermer mes fibres intimes avec le fil de l’angoisse. Il y a trop longtemps que je sommeille dans le feuilleté morose de mes nuits de cafard. Je voudrais ramener...
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5 juillet 2014

Je ne sais de qui je suis l’amour.

Je ne sais de qui je suis l’amour.
Je cherche le ravissement des sources claires, des lambeaux d’air qui chutent après la respiration. Je n’ai pas de temps pour éteindre l’incendie de mon cœur et je m’étouffe d’un regard asséché. Il n’y a pas de rives salutaires pour la truite qui remonte...
17 août 2014

A l’oracle de la raison.

A l’oracle de la raison.
Je baigne dans la glaise molle et les doigts gonflés par les blessures signent la conversation que j’entretiens avec l’évanouissement. Moirure de la nuit persistante, texture solitaire du geste, j’accomplis d’une main le dessein d’une démarche apaisante....
6 août 2014

Par-dessus la fête noire.

Par-dessus la fête noire.
Il faut sortir de nos paupières closes, aller dehors. Le thym traverse notre jardin au pas de course. Le parfum n’arrive pas à se poser, l’air non plus. C’est un chassé-croisé entre nos cœurs percés d’aiguilles. Personne n’a plus de voix et je n’entends...
29 juillet 2014

Le narcisse qui sommeille en moi.

Le narcisse qui sommeille en moi.
Le soleil de mes quinze ans a brûlé ma nuit de ténèbres à coup de lance-pierre. Il a percuté et blessé la lune qui brillait sur le sofa du ciel. La sauvage perfection des étoiles a cogné les anges au sommeil léger et la lumière a disparu sous leurs ailes...
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27 juillet 2014

Réapprendre à recevoir, c’est purifier la tristesse.

Réapprendre à recevoir, c’est purifier la tristesse.
J’aime la joie déliée de préjugés, universelle et communicative. J’aime sa verve inaltérable, sa magie lorsqu’elle déblaie les pensées moites et rancies. Elle me libère des angoisses existentielles qui ne manquent pas de m’interpeller. Elle nettoie mon...
26 juillet 2014

Ma rancune est flexible.

Ma rancune est flexible.
Ma vie est rebelle aux surfaits. Partisan des faucheurs de vent, j’alterne d’un lampion à un autre. J’ai la tête d’un serpent et je mords le fard qui s’applique sur le souffle des mots. Etrange précarité de l’être sans paraître, une flamme s’étire dans...
19 juillet 2014

Pour le soutien de la matière.

Pour le soutien de la matière.
J’invente l’extase clémente d’une terre éternelle et je ne me retourne pas. Je file comme une grive apeurée après un coup de canon. Je m’extirpe de la visqueuse méduse des heures insipides et je gravite par-delà l’existence hostile. Je suis le ciel et...
25 juin 2014

La joie est l’antalgique préféré de mes souffrances.

La joie est l’antalgique préféré de mes souffrances.
Dérision de l’apparence, l’affluence des rêves sertis dans le miroir de l’insouciance libère l’ordinaire de ses contreforts inconscients. Un extrait de nuit se condense dans le défilé des blessures béantes, sous l’armure de l’univers qui saigne dans la...
8 juillet 2014

Je suis une grève violée.

Je suis une grève violée.
Après le banquet des cendres, tout est redevenu comme avant. Si ce n’est qu’auparavant les orties brûlantes ne poussaient pas sur ton visage et que la lumière refusait de couler comme l’encre transparente de tes yeux. Goutte d’air brisée sans fin, ouverte...
3 juin 2014

Etre dans la joie sans motif, voilà le sacre du bonheur.

Etre dans la joie sans motif, voilà le sacre du bonheur.
Tant qu’il ne souffre d’aucune opinion, l’amour est toujours beau. Sans relâche, la mémoire des sens nous rappelle qu’il est doux de renifler un rayon de soleil sur le coin de la lèvre. Le déplaisir nourrit l’insatiable quête d’absolu prêt à bondir au...
7 mai 2014

Du cauchemar à la joie, sans ouvrir la porte.

Du cauchemar à la joie, sans ouvrir la porte.
Après avoir touché aux escarres des jours sanguinolents, j’apprivoise doucement la teneur nouvelle du souffle haletant. Jets de gerbes flétries, bouffées d’incohérences acerbes, je collecte l’errance rodeuse comme d’autres collectionnent des timbres rares....
20 mai 2014

Un bonheur sans désir.

Un bonheur sans désir.
Mais, il suffit ! Assez des plaintes de tous bords ! Il faut que cesse tout ce pessimisme latent qui borde tous les esprits ! L’insatisfaction constante ne fait qu’amplifier le trouble que nous avons lorsqu’il nous faut discerner la joie, le désir, l’envie...
11 mai 2014

La vie est là, et moi aussi.

La vie est là, et moi aussi.
Je sais bien qu’il ne peut y avoir de plaisir à vivre une autre vie que la sienne, et je ne désire pas échanger mon existence contre une autre. La mienne, plus que tout, est la colonne vertébrale sur laquelle repose la joie nourricière du dialogue ininterrompu...
1 mai 2014

L’ombre n’a pas de réalité physique.

L’ombre n’a pas de réalité physique.
Cela fait bizarre d’écrire ceci, mais je dois reconnaître que c’est la restriction de mes mouvements qui a provoqué de nouvelles pensées et modifié mon appréciation de la réalité. Ne plus se mouvoir à convenance et le manque de liberté qui en découle...
27 avril 2014

Résilier le contrat initial.

Résilier le contrat initial.
Par delà le harcèlement moral continuel, c'est l'esprit de cohésion tissant inlassablement des liens qui semblent relever de l’évidence. A la limite des faux apaisements, l’image est un jeu immaîtrisable. La beauté serait-elle refusée par le jury d’un...
19 janvier 2014

J’habite un cri déraciné et sans écho.

J’habite un cri déraciné et sans écho.
Mon corps s’est perdu dans de nombreux délires avant même que de n’être condamné à ne plus pouvoir. J’ai connu l’alcool déviant, le sport excessif, les repas copieux et toutes les distractions futiles qui contribuent à pourvoir une forme de légèreté....
29 mai 2014

Dans les couloirs abyssaux de mes désirs.

Dans les couloirs abyssaux de mes désirs.
Existe-t-il en ce monde une étroite communion de nos sens capable de nous offrir la valse tourbillonnante de l’émotion unifiante ? L’accoutumance aux plaisirs sans véritables saveurs dénonce l’incapacité que nous avons à nous maintenir conforme à nos...
28 mai 2014

Fichtre de vie tout de même !

Fichtre de vie tout de même !
L’amour qui devient une plaie n’est qu’infamie. En soi, l’attribut de la vérité fait office de boussole, mais le Nord est ailleurs. Redescendre visiter ses caves intimes nous élève souvent au firmament. Souffrir pour souffrir est la panacée des âmes enclavées...
27 mai 2014

Extraire le jus acide.

Extraire le jus acide.
J’ai parfois l’impression d’évoquer l’amour, celui qui n’a pas de refuge, qui dort dehors et jamais ne se couche auprès de la lune calme et opalescente. Plus âgé que la vie, il court dans le brouillard épais recouvrant les mers dont on a oublié les plages....
21 mai 2014

L’élite des troubadours.

L’élite des troubadours.
Je rêve d'une ville sur le hauteur du silence, de rues empourprées aux grimaces de clowns et de chapiteaux d’écume laissant la parole aux étoiles filantes. Mon théâtre à moi n’est pas ici, mon plancher d’étincelles plane au-dessus des nids d’étourneaux...
17 mai 2014

Entre temporalité et permanence.

Entre temporalité et permanence.
Par ici, la famine d’autres lieux et d’autres respirations anticipe l’ourlet défait des chairs humaines. Par là, la rébellion des heures fades féconde la guerre des mots et des idées. Partout, du sang vif, truffé d’oxygène pur, lave la surface d’une terre...
5 mars 2014

L’habitude que j’ai acquise de moi-même.

L’habitude que j’ai acquise de moi-même.
Vivant parmi les vivants, je traverse un trou de mémoire à la manière d’un cul- de-jatte sans béquille. Je cohabite avec un monde de niaises figures dont la pâleur reflète des références culturelles aux zygomatiques figées. Partout, le signe vital de...
18 mars 2014

Derrière chaque pas perdu.

Derrière chaque pas perdu.
J e déteste la couleur uniforme que le quotidien peut revêtir. Il y a quelque chose de médiocre à répéter indéfiniment la même chose. L’absence de modèle oblige le blanc à s’infuser dans le trait qui le parcourt. La pensée domine le corps par son endurance....
16 mai 2014

Monde sournois et glauque.

Monde sournois et glauque.
Je suis enfermé dedans, dans une mosaïque composée d’éclats disparates, du désespoir à une amertume teintée de dérision, de la jubilation à la tristesse. Mais, maintenant que j’ai lié amitié avec moi-même, ayant connaissance de mon groupe sanguin, je...
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