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Bruno ODILE
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Bruno ODILE
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4 décembre 2014

La vie claquante dans mon cœur.

La vie claquante dans mon cœur.
Le jour a volé mon sommeil. Au-dessus du détroit d’une vie déréglée et pour mieux enrober les infiltrations impondérables, je relis les pierres fondatrices de mon royaume. Par quels motifs vais-je jaillir de l’épreuve qui cherche une récompense ? Tout...
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12 décembre 2014

Dans les rigoles et les ruisseaux

Dans les rigoles et les ruisseaux
Dans les rigoles et les ruisseaux, l’eau qui court abandonne en chemin les parfums de nos bannissements. D’irrésistibles déchirures tannent nos voix, nous sommes encombrés de sinistres cachots, de puanteurs et de déchéances. A l’intérieur de notre sang...
18 novembre 2014

Je ne demande rien. J’attends tout.

Je ne demande rien. J’attends tout.
Entre deux marées, l’esprit créatif dessine des arabesques sur le sable. Une joie s’efface et une autre prend place. Mille fois sur mon chemin, je me suis retourné. Les peines anciennes se sont amenuisées et occupent désormais les reliques d’un vacarme...
8 décembre 2014

Le calme déferlement.

Le calme déferlement.
De l’émotion, il faut savoir extraire l’attente piquante et la décharge d’ondes humaines. A l’intérieur de la bogue frétillante sommeille le chant sobre de la lumière. La première étincelle n’était qu’une vague lueur cuisante sur le rebord des tempes....
15 novembre 2014

Je suis orphelin dans l’hôpital de la lumière.

Je suis orphelin dans l’hôpital de la lumière.
J’ai lancé ma voix dans l’inconnu et l’écho qui m’est revenu me parle de rêves échoués. Dans les rires dispersés, le cimetière de la joie n’a plus d’allées. Je marche à travers champ, la tête brassée par le remue-ménage de mes sens. Je joue tout seul...
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11 octobre 2014

J’avance d’un pas et recule de deux.

J’avance d’un pas et recule de deux.
Face à l’immensité de la mer ou de la montagne, l’espace est si grand que l’évidence nous rappelle notre sobre mesure. Le silence de l’ultime buée de soi s’évapore dans la durée qui l’épaissit et dont il n’y a plus rien à dire. Je tournoie dans les hautes...
22 novembre 2014

Dans ta proximité, chaque paysage invite à

Dans ta proximité, chaque paysage invite à
Dans ta proximité, chaque paysage invite à reconsidérer l’émotion branlante qui est restée comme une mine à ciel ouvert. Chaque minerai se dissout dans l’impatience qui court plus vite que le battement du jour où le rien devient un sacrifice, puis une...
25 novembre 2014

Sous la lumière rouillée.

Sous la lumière rouillée.
Je suis une olive dans le ventre du moulin. Je n’ai plus d’huile pour graisser les rouages de mes cacophonies. Le vent a longuement bataillé mes ailes de bois. Je bassine désormais avec des milliers d’autres drupes déjutées. Ensemble, nous formons la...
22 octobre 2014

Je suis né dans le regard du jour.

Je suis né dans le regard du jour.
Comme un souffle dans le souffle, la jovialité est l’excipient incontournable de la haine de soi-même. C’est sûr, il ne s’agit pas d’une construction acharnée et planifiée mais de l’acceptation que l’on doit avoir vis-à-vis de tout ce que l’on ne maîtrise...
20 octobre 2014

Sentir vivre et mourir la vie en soi.

Sentir vivre et mourir la vie en soi.
Un silence où palpitent les promesses qui ne s’énoncent pas, une courbe quasi religieuse, dérivent de la mémoire première. Mon existence tient le journal des heures pour une flèche de papier virevoltant au gré du vent. Dans la marge de l’ajustement, le...
15 août 2014

L’absence de providence.

L’absence de providence.
Dans la radiance du jour demeurent les partitions d’étreintes et de promesses qui me prolongent. Toute la saveur singulière inonde ma pulpe béante et ouvre mes veines à cet hymne de feu où vient boire un océan plus vaste que le fleuve de mon désarroi....
23 mai 2015

N’avoir rien.

N’avoir rien.
Ne plus rien dire, ne plus souffler, ne plus être. Évidé. Des mots traînent dans la pendule Des joies cristallisées se souviennent d’elles-mêmes L’ardeur rompue, les giclées de sève molle durcies soudainement L’hiver a repris dans ses mailles gelées La...
3 novembre 2014

Brodé de-ci delà, tout sera brodé de si ou de là.

Brodé de-ci delà, tout sera brodé de si ou de là.
Limitation de la vitesse de la lumière, des radars grincheux flashent les rêves qui court-circuitent la norme établie. Dans ma peau déroulée, des chimères s’accoudent aux lignes discontinues. Je double et je redouble le primitif essentiel. Des éclairs...
24 août 2014

Divertissement.

Divertissement.
L’instant renouvelé est souvent la parodie du simulacre et tout se meurt dans le paraître. Dans son isolement rétracté, seule la solitude s’échine à persister malgré les troubles qui occultent ce non savoir de l’être. Il n’y a pas de réalité, tout juste...
19 octobre 2014

L’amour de soi est de toutes les batailles.

L’amour de soi est de toutes les batailles.
J’aime entendre dans le rire l’écho de l’heure venue dire qu’il est trop tard. La désaffection de toute idée, de tout principe et de tout lieu, présuppose l’étendue évidée que je peux remplir. J’aime partager ce fou rire qui nous tance avant de nous relier...
20 août 2014

L’inachevé.

L’inachevé.
Finalement, on ne redoute le futur que lorsqu’on est incertain de retenir son pas. Le temps est une cerise qui flirte avec le soleil, c’est évident. C’est par la colère de la frustration que l’on réapprend, au mieux, le courage d’affronter. Pour être...
2 octobre 2014

Je suis l’eau de la foudre.

Je suis l’eau de la foudre.
Aujourd’hui encore, je m’étonne d’entendre dans ma tête la voix de quelques personnes disparues et du silence lumineux qui précède le souffle calme du sommeil. Les souvenirs qui me tiennent compagnie sont tous parsemés de sentiments joyeux. C’est cette...
5 août 2014

Nos collines brûlent sans bruit.

Nos collines brûlent sans bruit.
Rien n’est écrit comme une finalité. Dans son hasard de merveilles, l’amour subjugue et met en lumière l’immensité des espaces ignorés. Et aujourd’hui, j’assume pleinement cet indéfini créateur. C’est à lui que je dois mon étonnement profond. L’événement...
3 septembre 2014

La sensibilité.

La sensibilité.
La ferveur extrême est redoutable, elle nous dévore. « L’espoir fait vivre » et fait halluciner. Le tourment exprime son besoin et il pourrait bien nous accabler si nous n’envisagions pas de l’annuler par la préoccupation qu’il nous induit. Une peine,...
24 juillet 2014

Du point zéro, je ne connais que la forme.

Du point zéro, je ne connais que la forme.
J’ai longtemps cru que le bonheur était une histoire pour les adultes. Les grandes personnes veulent toujours mettre des mots sur les choses qui leur échappent. Le rire a par exemple une fonction libératrice. Pour autant, dois-je connaître les raisons...
7 septembre 2014

Le calme déferlement. (Suite 6)

Le calme déferlement. (Suite 6)
A présent, l’aube interdit le dressage des étoiles et le jour prend source aux confins des masses écarlates. Les farandoles de la nuit s’oublient à la tendre lueur qui découche de l’ombre. Ceux que l’on aime transitent du cœur à la pensée et font naître...
3 août 2014

Trop d’espace me déconcentre.

Trop d’espace me déconcentre.
Les baisers qui sortent de la vase n’ont pas encore eu le temps de fleurir. Pourtant, les tiges fièrement élancées se dirigent vers le cayeu des lèvres où tout est inhabitable. Le mot, plus que toute autre chose, s’élance vers une ode retrouvée. Dépossédés,...
5 septembre 2014

Le bonheur qui demeure à portée de main.

Le bonheur qui demeure à portée de main.
La censure meurtrière du regard de l’autre nous accuse de nos imperfections et nous dépossède de l’élan salvateur. De nos attentes, il faut tout de même chercher l’apaisement. Ou bien se faire le geôlier de son désir et échapper aux doux soupirs de la...
25 août 2014

Les mots de joie ne sont que des îles fragiles.

Les mots de joie ne sont que des îles fragiles.
Il y a dans la fatalité comme une odeur sinistre interrompant ce que je suis. On se reconnaît dans le mot de l’autre chaque fois qu’il évoque l’aspiration silencieuse d’une de nos pensées qui n’avait su germer jusqu’à notre propre bouche. Il est des choses...
23 août 2014

Le temps fait de moi mauvais usage.

Le temps fait de moi mauvais usage.
Nous nous accommodons de nos échecs tant que nous n’en discréditons pas la cause. C’est parfois avec la désinvolture des aigles et des perdrix qu’il nous plait d’en injurier les effets. L’âpreté du monde traverse mes lèvres jusqu’à la gerçure qui égratigne...
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