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Bruno ODILE
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Bruno ODILE
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21 août 2014

Le sommeil qui me précède.

Le sommeil qui me précède.
A quoi bon se défaire des lois harcelantes de la rigueur, si aucun délestage de rage n’advient à se retirer des profondeurs insoumises ? A être sage plus que vivant, on ruine l’expansion débordante de nos défauts. Ces imperfections ne peuvent qu’altérer...
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11 juillet 2014

La beauté a le visage des calvaires.

La beauté a le visage des calvaires.
Toutes les balises encore vivantes crépitent et se tonifient dans cet amas nostalgique. Ma peau touche à l’engrais des impulsions instinctives. Je suis déjà lié aux soupirs du ciel. J’entends le vide remuer derrière les nuages. Quelque chose s’agite....
18 juin 2014

Je m’aime comme je crois savoir.

Je m’aime comme je crois savoir.
L’imperceptible demeure stable parmi les verrues de la langue et, comme si de rien n’était, les mots continuent à sculpter le paysage. Je n’aime jamais assez le répit et l’espoir bref d’un rêve qui débride le réel. Mon futur est un fantôme bourbeux, une...
18 août 2014

Le cœur n’a pas d’ambition préméditée

Le cœur n’a pas d’ambition préméditée
Le ciel est une grande marmite inextricable où la buée devient racine. L’énergie fusionnelle dératise l’esprit mécréant, addict à la consolation morale. De petits clapotis explosent le mur du son qui se fragmente en mille éclats. J’ai dans la peau le...
15 juillet 2014

L’onde pénétrante.

L’onde pénétrante.
Je ne suis pas convaincu que l’on puisse s’exclamer : le bonheur existe, je l’ai rencontré ! L’enchantement n’est-il pas le fruit des rencontres que nous faisons tout au long de notre existence ? La joie isolée est un ferment irraisonné pour l’épanouissement...
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13 juillet 2014

L’amour replié dans nos chairs.

L’amour replié dans nos chairs.
Nous avons avalé puis ingurgité la réparation de nos fibres. La première clarté de ta beauté ne luira que dans la nuit la plus extrême. Dans l’au-delà de la peur rôde l’univers qui ne saurait dire à la lumière toute son étrangeté. Parce que le noir possède...
12 août 2014

L’horizon de l’existence.

L’horizon de l’existence.
Tu sais, la vie, les encombres, les soucis peinés et les joies fugaces, tout me laisse croire que l’existence n’a d’autre chemin que celui de sa propre déflagration, et que c’est pour cela qu’on avance. On cherche toujours ce que l’on n’a pas et, un jour...
2 juillet 2014

Je cherche l’issue.

Je cherche l’issue.
Le néant que je martèle comme une pièce de fer n’a pas le goût du non-être. Il porte la conscience par-delà le moignon des pensées métalliques. Il crisse le vide comme la craie sur l’ardoise. Il rappelle le bruit aigu et strident des forges stériles,...
6 juillet 2014

Combien me reste-t-il de temps ?

Combien me reste-t-il de temps ?
Ce qui force la vie, c’est la saveur souterraine, le goût de la lumière sous la tremblaie délaissée. Mais, derrière la fleur des champs, les villes meurent d’un trop plein nauséabond. Ruelles aux égouts besogneux, goudrons patinés de caoutchouc, taillis...
22 juillet 2014

Peu à peu.

Peu à peu.
La joie n’appelle aucun mérite. Impalpable et inodore, elle vient à moi sans que j’aie la sensation de la convoquer. C’est une vagabonde sur laquelle la volonté à peu de prise. Il m’arrive d’éprouver de la plénitude lorsque je me promène sur la colline...
9 juin 2014

Tout est parfois si vide en moi-même.

Tout est parfois si vide en moi-même.
Gestes roides et malhabiles, mes mots se bousculent dans une frénésie puérile. Sait- on encore l’attrait d’un parcours à sa taille, à ses reflets, à son insaisissable promesse ? Car je viens et je vais dans cette folie soliflore qui se dévoile dans l’ermitage...
12 juillet 2014

Je pense trop, je rêve trop.

Je pense trop, je rêve trop.
Nous vivons, là, dans l’attente d’une levée de poudre ou d’un oiseau s’extirpant de la carte postale. Le jour est la géode osseuse de la nuit. Nous devenons des blancheurs alignées sur le vertige des silences. Assis sur le rebord de l’éternité, nous contemplons...
22 mai 2014

Désancrer le réel.

Désancrer le réel.
Assez de ce monde sans victoire ! Aucune réalité n’achève mes rêves. Je ne peux me réjouir de cette communauté aux espadrilles trouées, de cette odeur de misère où s’entretuer ressemble à un jeu. Faut-il un cœur aveugle pour se satisfaire de ce qui répugne...
3 mai 2014

Je cours les mains vides.

Je cours les mains vides.
A l'instantané, toute une légende de cavernes obscures, de tombeaux ciselés et de labyrinthes effrayants, se réveillent d’une nuit sans sommeil. Le rêve oppressé par la réalité expurge les grains d’une harmonie sur le qui-vive. L’inconsistance et le non-sens...
31 mai 2014

Faut-il être zen pour jouir du présent ?

Faut-il être zen pour jouir du présent ?
Je suis ébréché. L’aphorisme lié aux dégoûts éclate comme une grenade lointaine. Mes paupières se ferment et je revois les ruines poussiéreuses qui jonchent le chemin parcouru. Je ne sais pas tresser les algues et le sable recouvre les empreintes laissées...
26 mai 2014

Entre le sacrement du vide et l'envol possible de l'audace.

Entre le sacrement du vide et l'envol possible de l'audace.
Dans ma tête demeure la bête qui charrie le soc de l’épure sur des champs d’apocalypse. Il pleut du plomb dans mon sommeil de verre. J’ai le bruit de la fureur coincé dans la gorge. Le temps se répète dans les pourparlers avec mes songes. Une pendule...
24 mai 2014

J’avance pas-à-pas.

J’avance pas-à-pas.
C’est par l’incision du rêve que l’on échappe à la morsure des dogmes. Si demain encore nos paupières se souviennent de l’embrassure de nos émotions profondes et de nos crachats impurs, c’est que l’infini se courbe pour nous encercler. Je conserve en...
27 février 2014

Je suis prisonnier d’un non-lieu.

Je suis prisonnier d’un non-lieu.
L’écriture est la fleur fragile de la pensée que la main recueille. Elle évolue, mue et remue dans la couche profonde où l’on récolte, aveugle, l’écho de sa propre nature. J’ai besoin de mots pour remplir mon panier troué. Je creuse en moi le liquide...
17 avril 2014

Serais-je en train de me plaindre ?

Serais-je en train de me plaindre ?
La tête et le cœur sont disponibles l’un à l’autre. L’enveloppe charnelle, de toute évidence, reste partiellement accessible. Le corps utilitaire remplit ses fonctions mais l’appréciation que j’en ai lui confère une mécanisation quasi artificielle. J’éprouve...
23 avril 2014

Mes maux sont au chevet du soma.

Mes maux sont au chevet du soma.
Ce matin, je tiens une boule de neige dans ma main. La fonte glacée accélère ma réintroduction dans le présent. Mon corps, cette quille d’os et de chair me servant de gouvernail, se fraie un chemin à travers les turbulences. Je suis ceint de fouets sanglants,...
10 avril 2014

La vie est plus sensible que l’air.

La vie est plus sensible que l’air.
Face aux manques, la vie m’a toujours conduit sur les chemins de la compensation. Ce qui m’empêche de réaliser des actes ordinaires, je le contourne en accomplissant des tours de passe-passe. La restriction de mouvements me conduit à élaborer des stratagèmes...
20 avril 2014

N’est-on jamais soi-même ?

N’est-on jamais soi-même ?
J’ai perdu les recoins enlacés aux soupirs frileux. Beautés hérétiques, je m’éloigne des rives avares de la conformité. Toutes les dimensions s’entremêlent pour étouffer l’errance. Mes rêves n’échappent pas au grand large. Le calme parait très vieux....
27 mars 2014

Suspendu au candélabre de la rue voisine.

Suspendu au candélabre de la rue voisine.
De l’épouvantail bariolé qui s’érige entre mon corps et ma pensée, je ne crains rien. J’épouse l’invariable forme du vertige qui tambourine les pupilles du jour. Parfois, la conscience pollue l’aube naissante et des billes de béton cognent mes tempes....
26 mars 2014

La considération.

La considération.
Je marche par procuration. Je ne me projette guère, je délègue ! Tout est insolite lorsque l’imperfection attise les flammes de l’ambivalence charnelle. La raison compatissante loge la marge des événements et devient un chemin ouvert et spacieux. Les...
16 avril 2015

J’en étais devenu l’omniprésent de moi-même.

J’en étais devenu l’omniprésent de moi-même.
Triste présent qui n’offre pas l’extase souhaitée, celle que l’on se promet et que l’on suppose avoir goûtée au moins une fois dans son passé. Le désespoir entretient le désespoir aussi sûrement qu’il contrarie le contentement. On croit davantage au bonheur...
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