Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Bruno ODILE
Publicité
Archives
Publicité
Bruno ODILE
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 46 583
Derniers commentaires
Publicité
12 juin 2015

Résonnance (15)

Résonnance (15)
Je me reconnais tout entier dans les plumes de l’oiseau qui s’évade. Parallèlement, je crois mon esprit altéré et diminué dans la voix que j’occupe. Je parle de l’inconnu et les réseaux de l’ombre avalent mes paroles comme une tisane à peine infusée....
Publicité
3 avril 2015

Toute l’ombre parle de toi.

Toute l’ombre parle de toi.
J’aimerais pouvoir te dire que le passé d’où je t’écris est désert. Pleinement désert. Qu’il n’y a plus rien et qu’il n’existe plus que ce présent que je t’offre. Mais j’aperçois dans les courbes d’hier des miettes encore atrophiées et anémiées. Des sanglots...
23 avril 2015

J’aime le verbe, il me donne à voir l’invisible.

J’aime le verbe, il me donne à voir l’invisible.
L’éternité est inutile, elle falsifie toutes les notions de temps. La durée est relative à la chose vécue. Entre les mains d’un matin galbé comme une proue coquine, mon radeau chavire, ma cocagne s’éructe et l’heure devient une orgie. Mes rêves ont l’odeur...
8 juin 2015

Résonnance (13)

Résonnance (13)
Il pleut des cordes au pays du langage ordinaire. Consonances aux milles reliefs, terre brumeuse à l’orée du jour, des mots masqués fustigent la volée de phrases qui se dérobe à la clarté. Un bruissement de feuille, rien de plus. A l’écart du verbiage...
30 mai 2015

Comme une dérisoire féerie.

Comme une dérisoire féerie.
Rien n’est parfait. Une destinée heureuse n’est qu’un espoir dans l’attente d’un réconfort plus grand. Je me console de mes manques et de mes pertes avec le rêve fondé d’une vie meilleure. Les jours qui passent grippent sur les nuages que je n’arrive...
Publicité
26 juillet 2015

RésonNances (20/21)

RésonNances (20/21)
L’enfer ou le présent ? De mémoire d’apocalypse, la destruction qui m’habite n’a plus la saveur des créations ostentatoires. Il ne reste qu’une mer asséchée dans le cachot de mes fibres. Derrière le mur qui se dresse lui-même, une existence secrète repique...
23 juillet 2015

RésonNances (18/19)

RésonNances (18/19)
Harponnée par le néant, la solitude partage son désarroi et son désappointement dans le creux d’une main salvatrice. L’expérience de la chair permet la fusion des forces lisibles. J’ai l’idée d’un chahut sensuel imprégnant les fibres profondes, laissant...
19 juillet 2015

Résonnances (14/15)

Résonnances (14/15)
Ossuaire de givre égaré sous la lampe éclairée, la température de l’heure ronge les murs soutenus par la glace éphémère du temps. Portes et fenêtres ouvertes, le ciel n’est pas si loin. Tour Magne et Maison carré sont sur le même palier. Mais la pluie...
29 mai 2015

Là où, plus rien ne fait semblant d’être.

Là où, plus rien ne fait semblant d’être.
Le temps s’accomplit partout où je lui concède mes actes. La vie n’appelle pas mon cœur à l’aimer, elle récuse la mort comme elle accuse le réel. J’aime le temps d’amour qui me donne peut-être des ailes d’ange. L’existence est la substance du présent...
15 mai 2015

Un rêve qui ne transforme pas le quotidien, n’est qu’un songe mélancolique.

Un rêve qui ne transforme pas le quotidien, n’est qu’un songe mélancolique.
C’est une avalanche de tristesse qui déboule de la montagne où le loup s’est caché. Plus aucun bruit de branches, la nuit disparaît sous les couvertures du rêve insolent où remuent des images défectueuses. Le cauchemar ne connaît pas de distinction entre...
28 mars 2015

Au creux de l’ombre muette.

Au creux de l’ombre muette.
Et puis, la route ; et puis, le chemin Dans mes veines trébuche un silence scié à la racine De vieilles tranquillités sommeillent avec la lame de la déception Qui les découpent et les fragmentent en mille grains saumâtres Sans dire mot, une âme de rêveur...
26 juin 2016

Tout glisse.

Tout glisse.
Ce matin, les heures tombent dans le fond de ma gorge comme une farine de mimosas s’effeuillant sur le seuil de la mémoire. Toute une poussière jaune s’étale autour de ma voix comme une neige solaire que le vent transporte. Rêvant à la forte présence...
14 juin 2016

Nous émergeons dans la fêlure.

Nous émergeons dans la fêlure.
Toute ma survivance est un exode, un relent d’air calfeutré dans l’inspiration, une muse providentielle surprenant la ration d’écume quotidienne. Je suis ce que je crois être. Le rêve assèche ma gibecière d’infini. Je suis ce qui existe par-delà moi-même...
10 juin 2016

Derrière les rideaux flasques du désir.

Derrière les rideaux flasques du désir.
Une miette d’aube dérive sur le coin de mes yeux et je flotte sur l’écume que le vent emporte. Je n’ai plus peur de la mort, je ne redoute plus la marée où se noient les marches anciennes. Les nuits d’éclipse totale, j’irai manger sur les ressacs silencieux...
5 juin 2016

La transe légère.

La transe légère.
Il faudrait pouvoir donner la parole au pain ranci dans tes poches et à tes lèvres gercées par la froidure du monde. Il faudrait délivrer la musique des violoncelles pour qu’elle défonce l’argot du monde et le traduise en un hymne universel. Les frissons...
19 septembre 2017

Les mots de l’attrape-jour.

Les mots de l’attrape-jour.
Je ne saurais rien te dire sur l’imperceptible parfum de l’avenir. De ce frottement à la charnière des heures, de cette confrontation entre vacarme et silence, de cette jointure au monde ; il manque toujours un sourire à nos soupirs. Tous ces espaces...
2 juin 2016

Derrière la faille.

Derrière la faille.
Me réconcilier avec le vivant, c’est pénétrer la vague du temps pour y devenir orages, pluies, vents, tourbillons avant de me décomposer dans l’apaisement des jours de grève où s’épuise la révolte. Mes désirs sont des troupeaux de moutons broutant les...
29 mai 2016

L'Amour nous éconduit.

L'Amour nous éconduit.
Un instant, je me rembobine à mon histoire. Plus rien ne bouge entre les dunes où je serpente comme un orphelin. Et puis nous deux, sur les marches de l’escalier, nous deux abrités sous le réverbère du regard ému. Noueux comme le sort entre nos bouches,...
24 mai 2016

Aimer, c’est résister.

Aimer, c’est résister.
La vague qui n’emporte pas restitue à l’océan les reflets du ciel. Les deux droites à la mer superposées s’éclipsent et se fondent l’une dans l’autre. L’horizon est un bouillon grumeleux devenu la charnière des temps liquides. C’est le vent qui retient...
3 mai 2016

Décadence et recentrage. (1)

Décadence et recentrage. (1)
La gripaille du jour cache l’étendue magistrale du silence dans son mouvement déconcertant de hachoir. Dans un territoire vide de tout tumulte, le désir grimpe aux hautes sphères d’une attente impatiente. Les fausses routes sont nombreuses et déroutantes....
17 mai 2016

L’écueil est devant chaque porte.

L’écueil est devant chaque porte.
Je suis livré à cette moitié de nuit qui scrute l’inconnu. Mes lèvres tâtonnent les paupières de l’exil. Enracinée dans le vent, l’errance tourbillonne dans un ciel noir. Dans la solitude, on s’improvise toujours un petit peu. L’heure passante capture...
11 mai 2016

Le détachement.

Le détachement.
Brumes de paroles au cœur du tendre, dans les tiroirs meuglant où les édredons du désir résistent à la nuit. Tu as passé le mur avec moi. Sur l’autre versant, nous avons buriné la route aux pieds du glacier qui grince. Je me retourne dans la nuit comme...
28 décembre 2013

Je coule du haut vers le bas.

Je coule du haut vers le bas.
L’accident, c’est le jour improbable qui devient une certitude pour la chair. Un corps amoindri sait la carence impitoyable. Le cerveau continue cependant à courtiser la part manquante. Qui s’installe dans la place vide ? Longtemps des membres fantômes...
26 décembre 2013

L’espace se réduit toujours à ce que j’en vois.

L’espace se réduit toujours à ce que j’en vois.
Je n’avais pas compris l’audace qui circule dans les veines du jour. Je n’imaginais pas le silence comme la portée musicale abstraite installée dans ma chair. Le choc vécu est un réveil, un éveil à la pureté des ondes qui m’effleurent inlassablement....
8 mai 2016

Décadence et recentrage. (4)

Décadence et recentrage. (4)
Il faut se poser un moment où longer les façades multicolores pour sentir ruisseler le parfum de l’asphalte sous les chaussures du promeneur. Il faut percer le silence pour entendre le court d’eau s’épandre dans la traversée du paysage. Fermer les yeux...
Publicité
<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 30 > >>