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Bruno ODILE
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Bruno ODILE
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15 décembre 2014

L’amour est vulnérable

L’amour est vulnérable
L’amour est vulnérable, il oscille entre la peur du déchirement et celle de l’inaccompli. Va, cours, vole ! L’éternité est une fresque surréaliste que seule la dimension créatrice entrevoit. Quelque chose d’inconditionnel se heurte sur l’aube condescendante....
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29 novembre 2014

Mieux vaut en rire.

Mieux vaut en rire.
Clandestins de la luxure des aubes, nous nous retrouvons à l’équinoxe de nous- mêmes. Nous charrions nos âmes comme des bateaux assoiffés de mers généreuses. Nos amarres sont des déserts de sable pourris par le soleil lance-flammes. Il nous faut assainir...
5 octobre 2014

L'INCURIE INCREMENTEE A LA SEVE DU JOUR

L'INCURIE INCREMENTEE A LA SEVE DU JOUR
Crier à bout de souffle revient à déchirer les derniers copeaux d’ombre qui éclaboussent mes landes dévastées. Hurler sa rage clôture l’étouffement des griefs portés en bandoulière comme la nonchalance de son amour-propre. L’espérance prodiguée par la...
19 août 2014

Là où l’heure devient possible.

Là où l’heure devient possible.
Il n’y a rien à sauver et tout à perdre. Il faut s’aider soi-même à oublier et à s’oublier. Avec le recul, je débâtis l’angoisse restée dans la rotation intérieure. Libéré de l'emprise du temps, un moment de grâce déleste la transparence de soi et un...
22 avril 2014

La désertion.

La désertion.
La déficience qui retrouve le goût à la vie connaît l’ablution des stances commémoratives. Hier s’efface des surfaces insolentes où les couleurs buvaient à la cendre grise des ruines éparpillées. Combien sommes-nous à vouloir quitter la peau qui nous...
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16 mars 2014

Dans le précipice bloqué sur nulle part.

Dans le précipice bloqué sur nulle part.
Tout bascule incessamment du regret à l’espoir. Je suis fourré d’interstices logeant l’étranger en moi-même comme un détenu dans sa cage. Mon corps grouille dans le noir en récitant son chapelet de détresse et je fuis d’un bond toutes les carences, laissant...
12 février 2017

La vie que tu as fait naître dans la nuit...

La vie que tu as fait naître dans la nuit...
Le temps se foudroie lui-même dans un cœur recouvert par le sanglot des anges. Dans le sang de ses heures, l’obsolescence berce le chagrin et nos grimpons sur des tours imaginaires. Tout ce que nous avons pensé est une fumée où les images défilent à vive...
28 janvier 2017

L’idée du néant devient peu à peu un gage de paix.

L’idée du néant devient peu à peu un gage de paix.
Dans l’égarement le plus intempestif qu’il me soit donné de vivre, je touche à l’inexprimable retentissement de mon être. Pourquoi, aujourd’hui, le bonheur se pulvérise sans même nous ouvrir son espace ? Parce qu’au travers de l’illusion qui nous est...
13 septembre 2016

Le feu avance, le temps recule.

Le feu avance, le temps recule.
Là où les yeux se penchent. Là où la verge du jour touche à la terre ondulée et fertile. Le souvenir s’est dilué dans l’élément ; la cendre à l’eau mélangée donne à boire aux oiseaux du lendemain. Une lame de boue se déverse à brûle-pourpoint puis chemine...
12 juin 2016

Passe le jour, passe le temps.

Passe le jour, passe le temps.
Le temps s’accueille comme un cadeau. Chaque choix est un couperet pour les centaines d’autres qui auraient pu fleurir dans nos cœurs. Ici ou ailleurs, c’est toujours en soi l’apaisement et la tornade. Le Rhône emporte les vieux troncs déchirés, la Camargue...
15 mai 2016

L’absence est une imposture.

L’absence est une imposture.
Solitaires de nature, nos ombres se mélangent. Nous sommes si nombreux au creux de l’obscurité que la parole y est lourde et la voix pâteuse comme une cire molle. Dans la culbute des heures dures, nous avons pitié de nous-mêmes. Là-bas, des rivières souterraines...
21 mai 2016

De l’absence à l’amour.

De l’absence à l’amour.
Le bonheur provient par l'accomplissement du désir, mais je ne suis pas sûr, d'une part, qu'un même désir ne se représente pas plusieurs fois et, d’autre part, qu’il ne soit pas souhaité par le corps et l’esprit en même temps. Je refuse d’être à la merci...
7 février 2016

Ecriture aux crachoirs de nos glaires.

Ecriture aux crachoirs de nos glaires.
Ecriture ? Il y a trop de mots dans cette corbeille de fumée. De tout et de rien. Des phrases sans plus d’idées, des semences sans graines, des tubulures désossées, puis des sentences sans convictions et des expressions où la vie n’est plus. Je n’écris...
3 mars 2016

Amour aimant.

Amour aimant.
Perdu dans l'impalpable intuition, mon cœur de guimauve se trouve sans cesse menacé par le manque de souffle. Homme blessé, je me suis emmuré de désir sans amour. A présent, au-delà des frontières du corps, mes sens palpitent dans la fibre docile de l’univers...
17 février 2016

VERS LA TANIERE ET VERS LE SANG.

VERS LA TANIERE ET VERS LE SANG.
Derrière le visage buriné des ombres se restaurent les heures bleues de l’innocence. Sous le drap humide envahi par la buée des rêves, une étrange odeur marine remonte la courbe des voyages imaginaires. Deux gouttes d’eau squattent des granges fumantes...
11 mai 2016

Décadence et recentrage. (5)

Décadence et recentrage. (5)
De ce côté-ci de la rive, le cran de l’air dérythme la respiration et la distribution des mots hoquette dans la gorge du temps. L’irrégularité des partages nourriciers bleuit les lèvres commotionnées par les cadences discontinues et la porte de l’infini...
18 avril 2016

Avec le temps, j’en suis venu à bout.

Avec le temps, j’en suis venu à bout.
Avec le temps, je suis venu à bout de mon handicap, et des coulures qui le débordent de l’alcool ingurgité au cœur des nuits saccagées, des ruptures intempestives de l’existence, du roulement de tambours signifiant la cadence, et du marteau des heures...
4 janvier 2016

Le temps est de la terre.

Le temps est de la terre.
Encore une fois, j'ai changé de jeu et je m'invente une nouvelle vie. J’aime la fusion qui m’intensifie. Elle fait naître en moi la double affirmation de ce que je suis. Je cohabite avec ta résonance. Il existe tant de lieux où la beauté se tourmente....
23 mars 2016

Bruno Odile Vient de paraître : « LE SOUFFLE ET

Bruno Odile Vient de paraître : « LE SOUFFLE ET
Bruno Odile Vient de paraître : « LE SOUFFLE ET LA SEVE » Un livre, un aboutissement, une prose poétique déferlante… A lire ! A COMMANDER ICI : http://www.lulu.com/…/le-so…/paperback/product-22618195.html Préface de Ile Eniger pour "Le souffle et la sève"...
5 février 2016

Le feu avance, le temps recule.

Le feu avance, le temps recule.
Là où les yeux se penchent. Là où la verge du jour touche à la terre ondulée et fertile. Le souvenir s’est dilué dans l’élément ; la cendre à l’eau mélangée donnent à boire aux oiseaux du lendemain. Une lame de boue se déverse puis chemine entre les hommes....
3 février 2016

Le simulacre de l’esthétisme.

Le simulacre de l’esthétisme.
Ce matin, la vitalité de la beauté me communique son désir d’élévation. Feuilles d’automne tombées dans le miroir des saisons, je vous aime fringantes et craquantes lorsque le pas du marcheur vous écrase. La rosée toute nue s’adosse aux premières lueurs...
25 janvier 2016

Autopsie de l’élan perdu.

Autopsie de l’élan perdu.
Tout commence par une phrase jetée du haut de la tour de garde. Puis, il faut déblayer l’espace parcouru et déblayer encore. Toutes les peintures s’effacent pour ne laisser place qu’à un vague arc-en-ciel poisseux. Hier, la pluie lavait les carreaux....
13 janvier 2016

Migration vers l’amphore du temps.

Migration vers l’amphore du temps.
Il était une fois, l’eau, l’air et la lumière. L’eau berceuse de vie, giratoire des migrations cellulaires, grand espace sans frontière blotti sous nos paupières de la première heure jusqu’à la fin des temps. L’air, transparent et insoumis, estuaire de...
28 décembre 2015

Nous sommes trop secs de nos déboires.

Nous sommes trop secs de nos déboires.
Il y a le nuage auquel nous sommes adossés et le vent pour s'évader hors de soi. Il y a l’herbe et la solitude d’une vie en douce qui parle sans déchanter. Dans nos mains, la plume de l’éclair qui nous fait lâcher prise. Nous sommes désorientés. Nous...
1 janvier 2016

Cela aurait pu être la terre...

Cela aurait pu être la terre...
Factice ou réel, toujours dans la muselière des heures, le silence remplit les auges du voyage dans le voyage. A l’intérieur de la sphère intime, je devine ce que tu espérais de moi. Tu es absente de la parole comme de la vie immédiate et je dois brosser...
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