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Bruno ODILE
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Bruno ODILE
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19 juin 2016

Je suis dans la fuite où tout s'arrête.

Je suis dans la fuite où tout s'arrête.
C’est par l’incision du rêve que l’on échappe à la morsure des dogmes. Si demain encore nos paupières se souviennent de l’embrasure de nos émotions profondes et de nos crachats impurs, c’est que l’infini se courbe pour nous encercler. Je conserve en moi,...
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8 juin 2016

Le feu sous la peau

Le feu sous la peau
Toujours des mailles et des boucles fripées dans les cicatrices du temps. Nos souffles figés demeurent dans l’histoire abandonnée aux jours sans fin. Tout ce qui revient toucher la tendresse aux frises d’un baiser raconte un frisson oublié. Brusquement,...
4 avril 2016

Dans l’étroitesse du souffle.

Dans l’étroitesse du souffle.
J’aurais aimé parler sans rien dire. Au feu de la forge, torde le vocabulaire pour en présenter le meilleur effet. J’aurais aimé extraire de la quintessence d’acier les mots débobinant les bulles d’air pour leur donner un visage. J’aurais voulu évoquer...
20 décembre 2015

Ce matin, c’est ma vie ausculte la brume déboisée.

Ce matin, c’est ma vie ausculte la brume déboisée.
Tu sais, les mots me travaillent autant qu’ils cognent à mon esprit. Dans le délitement des aubes, la voix du conteur s’élève comme un fatras de corps sans gravité. Cette soif abondante et incontrôlable à vouloir absolument savoir ce qui se serait déroulé...
17 juillet 2015

RésonNances (12/13)

RésonNances (12/13)
Le mot, cette misère organique, plagie mes sens et donne corps à une vérité déroutante. Ma langue s’arrache au cœur blessé d’une poésie vivante. Très loin au fond du souffle, des lettres s’arrachent de leur chrysalide et s’apprêtent à l’envol sur la fenêtre...
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1 avril 2015

Mes yeux sont des aventures où je touche la durée.

Mes yeux sont des aventures où je touche la durée.
Ce que je voudrais te dire tient là, dans le fond humide des yeux lorsque je hurle en silence la vie qui sort de mes décombres. Quelques gouttes de bruit bavardent encore là-bas sur la colline. Il pleut un silence bavard. La mer ne se mouille pas, elle...
15 avril 2015

J’ai le bruit de la fureur coincé dans la gorge.

J’ai le bruit de la fureur coincé dans la gorge.
A contre-courant de la monotonie ambiante, certains d’entre-nous veulent croire que notre société est merveilleuse. Optimistes inébranlables, sauvés par toutes les initiatives positives qu’ils entreprennent, ils rassemblent une multitude d’antidotes pour...
7 mars 2015

J’habite l’instant qui me traverse.

J’habite l’instant qui me traverse.
Sans domicile, la matière retaillée exécute des danses incompréhensibles. Sollicitée, ma chair disloquée panique. Les assauts de la tempête arrachent au sang toute sa sève. Que répondre à l’appel de l’air ? Je suis autant handicapé pour me mouvoir que...
21 décembre 2014

Après l’heure camphrée.

Après l’heure camphrée.
Que sais-tu du désir ? Est-il en toi, hors de toi, à l’échappatoire des sens qui ont appris ? Chaque désir t’amène au manque rédhibitoire. Chaque manque te conduit sans compromis à la bataille inexpliquée et inexplicable de l’assouvissement. La carence...
4 juin 2014

Radicalité.

Radicalité.
Au bord de l’attente profonde comme un gouffre sédimentaire Après l’épanchement de la larme gorgée de résistance L’éclosion distante d’un chaos en boucle. Refrains interstellaires des famines de l’enchantement Tenus à bout de bras par la rigueur oppressante...
1 juin 2014

Jusqu’au point ultime de la solitude.

Jusqu’au point ultime de la solitude.
Nous sommes écrasés par la responsabilité qui nous enchaîne aux conséquences de nos actes. Nous nous comportons outrancièrement comme les victimes d’un quotidien dépassant nos limites. Et cependant, nous voudrions toujours plus, nous aimerions profiter...
25 mars 2014

Je ne sais pas aller plus loin que moi-même.

Je ne sais pas aller plus loin que moi-même.
Soumis à l’attention de l’autre, je demeure ma propre intention. Je dérape toujours sur les images qui glissent. Mais, je suis une marée aux reflux imperturbables. Mon inconsolable tube affectif absorbe la pâture du jour comme un âne bossu. Le monde n’est...
16 juin 2016

Ce qui se meurt parle plus fort.

Ce qui se meurt parle plus fort.
L’abandon se cambre de lui-même. Il nous offre sa face tactile et nous sommes rongés d’une corrida de gestes immobiles. Tout ce qui rompt avec la possession et le sentiment d’appartenance nous dépite. C’est la grande cascade de la mort qui ne se voit...
29 novembre 2017

Ce vide intarissable !

Ce vide intarissable !
Peut-on aimer sans l’espoir d’une revanche sur le désastre ? La réplique attendue par les sens pourrait être inconvenante. Mes rêves n’ont pas la prétention de refaire le monde. Ils libèrent le souffle de mon cœur resté dans tes mains. Ils projettent...
6 octobre 2017

Ne pas céder aux roulis du vide

Ne pas céder aux roulis du vide
Quelle voix surgit près de moi ? Quel gémissement titille mon oreille ? Dans le silence du monde, j’entends battre mon propre cœur. Je suis ballotté par une tension qui n’est pas la mienne. Je communie avec une promenade sans frontière, un lieu virtuel...
15 novembre 2017

Le chantier de l’espoir.

Le chantier de l’espoir.
Je reviens d’une garrigue larmoyante où la terre languit et où les cigales sont aphones. Là-bas, nos voix d’enfant se sont mélangées au vent. Des mendiants essoufflés sont dos à dos, ils se bouturent au soleil et s’offrent à la cueillette charnelle des...
28 octobre 2017

Une coulée de désœuvrement comble l’éternité cabocharde.

Une coulée de désœuvrement comble l’éternité cabocharde.
Que de mirages et que de nausées ! Il ne s’agit pourtant pas de repentance mais de remembrance. Dans cette foison de reliquats d’ectoplasmes tout délit augmente la déchirure du premier jour. C’est aux marges de ce monde et à ses frontières de foutaises...
27 juillet 2017

Le réel discursif accouche d’une marre de rêves.

Le réel discursif accouche d’une marre de rêves.
Quelqu’un tisse une toison d’éclairs sur le mur d’en face. Glaneurs infatigables, les plis de la bouche s’ouvrent et se ferment sous la luminosité intermittente. Je vois une langue qui s’agite, roulant dans l’air et tournant vers la lumière. Un mot dans...
12 décembre 2017

Le temps s’accorde à la démesure.

Le temps s’accorde à la démesure.
Je te retrouve dans une douceur amortie d’un repos. J’ai traversé la mer et me trouve sur la même berge qu’avant mon sommeil. Parfois, je voudrais habiter la détresse qui illumine l’espérance. Je voudrais m’incarner dans le sursaut du rêve qui atteint...
12 décembre 2017

La récolte.

La récolte.
La rage d’être s’incarne volontiers en courtisane pourvoyeuse d’effusions se ntimentales. Il est impératif que tout soit rame né à sa forme première, aux berceaux des refoulements, aux certitudes ankylosées et à la vie tremblante. Il nous faudra puiser...
18 octobre 2017

Sur le rebord de soi et des autres.

Sur le rebord de soi et des autres.
Un peu plus tard, nous reviendrons sur la pente où nos mains ont glissé. Nous chercherons le point d’appui que nous n’avions pas vu, le creux dans la pierre où notre pied a cédé. Il y a toujours un retour de flamme incongru, un moment accordé pour recommencer...
19 mai 2018

LA COLLINE AUX CIGALES

LA COLLINE AUX CIGALES
LA COLLINE AUX CIGALES VERSION ALLEGEE EN DEUX TOMES POUR SE PROCURER L'OUVRAGE C'EST ICI : BONNE LECTURE ! L'espoir, dans sa robe décousue, n'advient qu'après la culbute des ombres. Il lui faut évacuer toutes les bourres de crasses spongieuses et tous...
29 juin 2017

Le venin de l'aveuglement.

Le venin de l'aveuglement.
Bégaiements des sources souillées, insomniaque discours de la beauté. Sous la chair languissante, l’aube cherche ses mots dans le capharnaüm d’une détresse sans nom. Tous nos actes devant nous Mais il n’y en a presque trop. Puis, le poids de l’ombre aveugle,...
6 septembre 2017

Sur la tranche translucide des mots.

Sur la tranche translucide des mots.
J’écris à présent comme on dépose une seconde de réalité insaisissable sur les fêlures de l’oubli. Clos dans un monde qui s’achève là où il commence, je suis cadenassé de l’intérieur, fermé d’avoir souffert dans un silence avare d’inutiles propos. Tout...
30 août 2017

Je sens la matière proche et pénétrable.

Je sens la matière proche et pénétrable.
Souverain, l’échange naît dans la déchirure de soi, là où dans un renfoncement de l’esprit, le neuf et l’ancien font orage. Les phrases transportent des fagots aux allures martiales. Un escadron de mots traverse le brouillard des plaines matinales avant...
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