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Bruno ODILE
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Bruno ODILE
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30 novembre 2015

Ce fil d’or de la proximité...

Ce fil d’or de la proximité...
Et puis, il y a cet absurde élan par lequel on redevient instantanément celui que l’on fût. En un éclair, les lèvres se gercent et le regard pâlit. Une lanterne passe par-dessus les ombres, le chemin s’éclaire brièvement puis disparaît à nouveau dans...
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12 octobre 2015

Parce que demain c’est toujours. (3)

Parce que demain c’est toujours. (3)
Nous avons été vivants pour toujours parce que jamais est une hérésie conceptuelle. Nous ne parlons qu’une seule langue, celle de l’éloignement raccommodé au présent. Plus je suis proche de toi, plus j’en suis à des années Lumière. Plus je t’ausculte...
5 novembre 2015

Se survivre.

Se survivre.
Mon histoire se résume entre l’irréalité de la vie quotidienne et la réalité de mon imaginaire. Ma faim trouve autant de satisfaction dans l’image d’un risotto virtuel qu’en mangeant une pomme avec une délectation éprouvée. Les ombres glacées laissent...
10 novembre 2015

Se survivre. (3)

Se survivre. (3)
Partout, la mer nous renvoie à la terre. Bois flotté, nous dérivons jusqu’aux berges. Un corbeau a posé ses pattes sur l’endroit où nous dormions. L’air sans répit nous a chassés. Derrière l’effroi, la face de la chaleur est incandescente. Mes mains calcinées...
28 octobre 2015

Le présent de la mort (Ou la mort au présent). (6)

Le présent de la mort (Ou la mort au présent). (6)
Il nous faut aller ailleurs, pas plus loin. L’amour aide à accepter, non à comprendre. L’intention enfante l’avenir dans le corridor embrumé par de furieux désirs encore inconnus. Une force pure redessine la distance ou proximité et éloignement sont sur...
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26 octobre 2015

Le présent de la mort (Ou la mort au présent). (5)

Le présent de la mort (Ou la mort au présent). (5)
Mais comment vais-je pouvoir aller jusqu’à toi ? Morbide froid où la courbe de tes yeux est devenue le rectangle du dépotoir et la poubelle des mots. Nous sommes séparés par des voyelles d’amour, cette musique du langage un temps mariée à l’exclamation...
24 octobre 2015

Le présent de la mort (Ou la mort au présent). (4)

Le présent de la mort (Ou la mort au présent). (4)
Il n’y a pas de sens à ma vie. Ma sœur, une fraîche lueur inappropriée cerne tes yeux. Je ne pense à rien et cependant l’image du tonnerre ne me quitte pas. Chaque chose en cette vie transporte avec elle une tombe plus au moins fleurie. Vivre n’est en...
22 octobre 2015

Le présent de la mort (Ou la mort au présent). (2)

Le présent de la mort (Ou la mort au présent). (2)
Je ne connais pas d’autre vérité qui me conduise inlassablement vers l’infinie mansuétude d’un présent toujours sur la sellette entre l’oubli et l’ignorance. La vérité ne dure que l’instant où elle semble parfaite. Mes sentiments s’inhibent dans le mythe...
15 novembre 2015

Se survivre. (5)

Se survivre. (5)
L’amour est cette terre d’aveux où nos ombres rencontrent la lumière, où nos silences plongent dans l’arc-en-ciel de nos êtres. Une cordelière d’étoiles rejoint l’horizon à l’intérieur de ma poitrine. Le souffle lent, le souffle court, ce qui était immergé...
24 juin 2015

RésonNances (19)

RésonNances (19)
Quelqu’un tisse une toison d’éclairs sur le mur d’en face. Glaneurs infatigables, les plis de la bouche s’ouvrent et se ferment sous la luminosité intermittente. Je vois une langue qui s’agite, qui roule dans l’air, qui tourne vers la lumière. Un mot...
7 novembre 2015

Se survivre. (2)

Se survivre. (2)
L’halètement du vide sur la bordure de la peau, une brise entre les doigts du futur. La survivance glorifie trop l’échec surmonté. Et puis, la persévérance des mots et des idées enchevêtrés à la brochure du temps à vivre comme une marguerite que l’on...
9 juillet 2015

RésonNances (1/3)

RésonNances (1/3)
Il faut revenir exalter la peau mûrie par de longues pensées inachevées. Il faut reconstruire la halte mélancolique dans laquelle on a tout abandonné : l’épreuve blessante et ses ruisseaux de peine, l’échec monotone et ses tourbillons aiguisés comme les...
17 octobre 2015

Parce que demain c’est toujours. (6)

Parce que demain c’est toujours. (6)
Partout où la nuit s’éloigne, j’entends frémir la lumière dans le lit de ton absence. L’encre noire de l’écriture susurre la suie des mots qui dégouline. Elle enveloppe mes frissons et se couche sous mes paupières. Tu dors de l’autre côté de la terre...
13 octobre 2015

Parce que demain c’est toujours. (4)

Parce que demain c’est toujours. (4)
Le lien dans le temps essoufflé résiste à travers les âges comme le chant immuable de l’absence imbriquée dans sa fibre. Alors, nous existons. Alors, nous habitons l’heure dans son calme impérieux, dans sa vigueur spontanée, dans son émancipation lacunaire...
1 juillet 2015

RésonNances (22)

RésonNances (22)
Ecrire, vois-tu, c’est délayer le sang du silence. Oui, parce que je crois savoir qu’entre le réel et le néant, une fine parenthèse retient comme quelque chose d'essentiel : une vie au rabais, une mort dans la saumure récurrente et l’amour sauveur de...
11 septembre 2015

RésonNances (50)

RésonNances (50)
Le trajet dynamique de la plume est tramé de toutes parts par les empreintes de la marche effectuée depuis le premier jour. Seul, l’œil, à-demi clos, veille à ne pas se rétrécir jusqu’au bout de l’inconnu en évitant la fixité des choses à voir. Il faudrait...
16 mai 2015

Là où le regard s’organise.

Là où le regard s’organise.
Vivre seulement dans l’expectative d’une immortalité nous consigne à demeurer d'aplomb en permanence. Le simulacre d’un futur égal à l’éternité est un suicide volontaire du moment présent. Ma plume appréhende l’horizon de l’existence que je voudrais étanche...
8 octobre 2015

Parce que demain c’est toujours.

Parce que demain c’est toujours.
Mille courants d’air gonflent mes narines. Pourtant, lorsque je me retourne, aucune silhouette ne bat de l’aile. Rien non plus qui ne puisse ressembler à une ancre. Partout où je croyais être amarré, c’est la mouvance des jours qui déplace la permanence....
23 juin 2015

J’ai dans le cœur une fête perpétuelle que j’ignorais.

J’ai dans le cœur une fête perpétuelle que j’ignorais.
J’ai faim et le régime que je m’impose n’a de sens que pour la raison qui l’a souhaité. Je mange comme un goinfre et mon corps pâtit d’une surabondance. L’équilibre n’est pas une simple convenance et devient impératif pour tous ceux qui ne veulent pas...
21 septembre 2015

RésonNances (54)

RésonNances (54)
A présent, les mots s’abîment sur les pointes jaillissantes d’obscures haltes avant d’être aimantés par le blanc de la page. L’insatisfaction salutaire résulte de celle qui rend la parole habitable d’une vérité bouleversante. Ce qui est décisif ne dure...
19 septembre 2015

RésonNances (53)

RésonNances (53)
J’écris à présent comme on dépose une seconde de réalité insaisissable sur les fêlures de l’oubli. Clos dans un monde qui s’achève là où il commence, je suis cadenassé de l’intérieur, fermé d’avoir souffert dans un silence avare d’inutiles propos. Tout...
16 septembre 2015

RésonNances (52)

RésonNances (52)
Voix élastique, les ruisseaux de ma gorge sont la cathédrale de tes expressions. De ce baptême naissant en moi s’habillent les cliquetis et les accents de la furie qui occupe mon sang. Une mélodie neuve chante sous les arbrisseaux. Il y a un décalage...
19 juin 2015

La sagesse n’existe pas.

La sagesse n’existe pas.
Toujours ce malheureux divorce avec la vie. Un frisson imprévu sur une eau calme, le cœur drogué par de malsaines pensées, j’avance d’un pas et recule de deux. Je marche avec la solitude et je fonds comme neige au soleil. L’exactitude me ronge, rien ne...
6 septembre 2015

RésonNances (46/47)

RésonNances (46/47)
Il est des jours où la rumeur siège au bord de l’envahissement. Des jours où elle comble le vide des ténèbres par l’explosion du langage libre et le secret des choses inconscientes. La voix en rafales s’affale comme un air suspendu que plus rien ne retient....
10 juin 2015

Résonnance (14)

Résonnance (14)
Bégaiements des sources souillées, insomniaque discours de la beauté, l’aube cherche ses mots dans le capharnaüm sous la chair languissante. Tous nos actes devant nous Mais il n’y en a presque trop. Puis, le poids de l’ombre, aveugle, Servante invisible...
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