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Bruno ODILE
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Bruno ODILE
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30 avril 2016

Après la sève montante.

Après la sève montante.
Plus rien ne pèsera sur la pure lumière. Aucune lèvre funeste pour apostropher la clairvoyance d’une époque torpide et indocile. Aucune image ne rappellera la carriole transportant sous ses roues le chemin emprunté. Aucune convocation n’invitera plus...
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6 mai 2016

Décadence et recentrage. (3)

Décadence et recentrage. (3)
Un jour, une nuit, un instant, quand nous aurons défié tous les vents avec nos voilures trouées, quand nous aurons feint la noyade après chaque marée, nous redécouvrirons l’étincelle au fond de la besace de l’apesanteur. Alors nous réapprendrons à frotter...
8 mars 2016

Témoin et témoignage.

Témoin et témoignage.
Tout se dévoile dans l’œil de celui qui regarde. La nature nous défie, la nature nous épie. Elle nous épouse dans un ruisseau, nous transporte à ses cimes, nous désaltère de vert et d’ocre. Elle accompagne notre berceau de lait jusqu’aux pointes de blé...
23 avril 2016

8eme édition du salon du livre REDESSAN Je serai

8eme édition du salon du livre REDESSAN Je serai
8eme édition du salon du livre REDESSAN Je serai présent à la huitième édition du salon du livre de REDESSAN le Dimanche 1°mai 2016. C'est dans un cadre magnifique, dans ce petit village baigné de soleil et entouré de vignes aux vins d'exceptions, que...
13 mai 2016

Renvoyé à l’exil...

Renvoyé à l’exil...
J’ai supprimé ce que j’ai perdu après le combat et le sanglot. J’ai écarté de moi toute réalité autre que ma propre perception. Détaché, je cours et j’œuvre dans la perte comme dans une esquisse légère. Me voilà face à moi-même comme un marron dans sa...
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10 février 2016

Enfin, lentement.

Enfin, lentement.
Il faut sortir de l’urgence et du répit fiévreux pour se perdre dans la respiration de l’herbe tendre. Il faut s’extirper du cri où sommeille l’enfant que nous avons été. Il faut décroiser l’aube de son obscurité posée sur la ligne suivante. Ne rien attendre...
19 février 2016

SUR LE RETOUR ET TOUT AUTOUR.

SUR LE RETOUR ET TOUT AUTOUR.
Je suis dans un épanchement à la jointure du passé. Des bouffées de sève reprennent place dans l’égorgement de mes pensées où, excisées, elles s’épuisent sous la lame affûtée de l’écrasement. Je ne me retournerai plus, c'est inutile et ça fait mal. Alors,...
25 février 2016

Réduis à être ce que je suis.

Réduis à être ce que je suis.
Ici, je respire ce que j’expire ailleurs. L’orage a creusé des sillons d’eau et de branches qui vont rejoindre la mer. Ici, le néant n’en finit pas de dégorger ses noyaux d’éclairs. Brûlent et refleurissent les fruits rouges de la terre. Cloaques de mots,...
8 avril 2016

L’évidence et l’effort.

L’évidence et l’effort.
Tout œuvre, tout passe, tout s’espace. Les souffles aux pas lents trainent laborieusement l’haleine imprévisible des routes d’embuscades. Rien ne cède sans effort. Rengaines à l’étouffée, mascarades des ardeurs déployées, les axiomes du jour recommencent...
22 mars 2016

Au bal masqué de la carence.

Au bal masqué de la carence.
L’air n’est pas docile, qui l’a dit a menti. Revers de vert sur le sol, chute de neige et négation de l’apesanteur. Artifice et gerbes ionosphériques intitulés pour donner corps à nos voix, pour attribuer à l’irrévélé le refuge invisible des notes de...
31 janvier 2016

Déambulation de l’irréparable.

Déambulation de l’irréparable.
Partout où se redresse le monde vivant, des pierres se serrent dans les remparts. Ecorce de chair molle, gorgée de résine et devancée de sueurs, cela ressemble à une grange dans la nuit qu’une bougie ensemence. Boire à l’avoine du ciel, ce n’est pas une...
14 février 2016

Le regard se confie à perte de vue.

Le regard se confie à perte de vue.
Le regard grappille toutes les possibilités du langage. L’inventeur du mot et de son pépin assiège les sens roulés en boule. Il manque l’eau et la farine sur la table des heures lourdes. Une certitude néanmoins, je suis la pente et la coulée d’une rumeur...
11 mars 2016

TOUT GLISSE.

TOUT GLISSE.
Ce matin, les heures tombent dans le fond de ma gorge comme une farine de mimosas s’effeuillant sur le seuil de la mémoire. Toute une poussière jaune s’étale autour de ma voix comme une neige solaire que le vent transporte. Rêvant à la forte présence...
22 décembre 2015

Le temps d’une giclée d’esbroufe.

Le temps d’une giclée d’esbroufe.
La mémoire s’épuise à fixer les containers de plumes que le vent disperse. Mais tout s’en va, se désagrège et s’effondre comme un château de cartes subissant le tsunami des horloges hurlantes. L’heure est frappée comme une bouteille de vin blanc entourée...
11 janvier 2016

Tu danses derrière la lune.

Tu danses derrière la lune.
Quelque part, l’aveu du jour que je tiens pour une vérité inoxydable s’effondre. Tes cils sont baissés. Ils sont rasés, paupières déshabillées, une fine chair suffit à cacher le monde vivant. L’arbre de sable mélancolique poudre l’unique saison adossée...
9 janvier 2016

Le silence fait toujours grand bruit.

Le silence fait toujours grand bruit.
Voilà, ma sœur, pour envisager la poursuite du voyage, il est temps de se défaire des mots placardés sur nos sommeils défectueux. Je t’écris depuis l’orbite qui danse dans ma tête, assis dans les fougères vertes brassées par le souffle de l’émotion. Ce...
6 janvier 2016

Bruno Odile… Vient de paraître : « RESPIRE » Un

Bruno Odile… Vient de paraître : « RESPIRE » Un
Bruno Odile… Vient de paraître : « RESPIRE » Un livre oxygène, une prose poétique dévêtue et fraîche comme une rivière gorgée de givre émietté. A lire ! A commander ICI Préface Cela fait neuf ans que j’ai le privilège de lire les œuvres de Bruno Odile....
29 février 2016

IMPRESSIONS.

IMPRESSIONS.
Matière compromise, mon corps marche vers la lumière muant de l’éclair. Les chemins de cendre fraîche s’égosillent sur le tableau de chair blanche. Le plat pays affligé de mots ordinaires s’embronche à la tignasse velue des anges de passage. Le vert profond...
6 janvier 2016

Il y a un autre monde dans le ventre de la nature.

Il y a un autre monde dans le ventre de la nature.
La vie d’un cœur aimant est incassable. L’assaut du temps sur les promesses d’amour ne pourra rien y changer. Je veux sans tarder bâtir une dune de sable fin et faire renaître le Petit Prince. Fille de la terre, la certitude est morte dans la profondeur...
28 janvier 2016

Une parole sans voix.

Une parole sans voix.
Rien n’est jamais vraiment dit sur le parcours sans chemin des voix sacrifiées. Le non-dit et le déni font bon ménage sur les voies empruntées par nos cœurs meurtris d’innocence. D’infinies promesses vendangent les bourgeons de nos sourires avant de sarcler...
23 janvier 2016

Un grillage au fond de l’eau.

Un grillage au fond de l’eau.
Il faut oser la liberté, oser dégrafer toutes les enseignes du dire, détacher les sangles moralisatrices et les dogmes purulents. Tout brûler et tout rendre sans nuance à la bouche percée, à la parole détachée. J’apprends chaque jour à ramasser les cendres...
18 novembre 2015

L’amour, c’est la prévalence de l’émotion sur la pensée.

L’amour, c’est la prévalence de l’émotion sur la pensée.
A ce jour, je ne sais toujours pas les raisons qui activent mon gouvernail vers un idéal d’indépendance qui t’englobe. Je ne sais pas, non plus, ce qui arbitre la loyauté et la fidélité à nous survivre les uns aux autres. L’enfance succédant à la mort,...
14 décembre 2015

Je suis à califourchon sur une gomme.

Je suis à califourchon sur une gomme.
Le calme apparent ne tient qu’avec des cales posées sous ses pieds. La vie nous harangue autant qu’elle nous déprécie de ses frasques humaines. A contre-ciel, des oiseaux parlent avec le monde entier. Il y a une fenêtre noire ouverte dans l’espace chaotique...
2 décembre 2015

La vie déploie ses ramages dans le silence léger...

La vie déploie ses ramages dans le silence léger...
Il faisait noir, il faisait pluie, il détonait l’assemblage de grondements. Partout où se trouve la vie, il y a un rêve en latence, il y a des traits abandonnés dans la ronce, il y a un écoulement dans la rigole de l’insoutenable. Nos corps et nos âmes...
8 décembre 2015

L’amour tient la mort en exil.

L’amour tient la mort en exil.
La puissance de l’instinct traduit l’amour en beauté, en bonté. Il n’y a pourtant rien d’autre que des vies brisées par leur conjoncture. Des vies éclatantes domptées par l’événement. Toutes se sont heurtées au phare de la raison, de l’indignation ainsi...
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