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Bruno ODILE
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Bruno ODILE
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10 février 2015

Une nuit, je t’ai entendu frémir

Une nuit, je t’ai entendu frémir
Une nuit, je t’ai entendu frémir dans les branchages de tes rêves d’enfant. Sans doute, une fée ou un ange te régalait des mirages d’une belle histoire. Une pomme d’amour versait son sucre rouge sous les halos tendres des contes se faufilant dans ton...
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25 janvier 2015

Tout n’est que silence sur la guimbarde des ombres.

Tout n’est que silence sur la guimbarde des ombres.
Des corolles de givre ont condensé la parole. Le présent se cache, se terre et surtout se tait. Le son que l’air transporte est déformé par le poids qu’il laisse filer entre ses mains. Nos cœurs s’abattent dans le vide comme des rapaces descendent le...
27 décembre 2014

Appartenir au désir comme une joie évasive.

Appartenir au désir comme une joie évasive.
Avec le temps, va, roule et s’envole la poussière tourbillonnante de la révolte. Inutile de fossoyer dans le brouillard ou de chercher à ensevelir la douleur de l’absence avec perte et fracas. On n’oublie pas, et ça dure. On ne change guère et ça pèse....
14 février 2015

Un petit déclin de compensation.

Un petit déclin de compensation.
A l’envers du ciel manichéen, la différence et les variations que j’avais crues omniprésentes à tous les étages de la comparaison n’affirment plus avec autant de certitude leur arrogance naturelle. Ma vie est prise dans le filet des autres. Les ressemblances...
13 février 2015

Je souffre, tu souffres, nous souffrons...

Je souffre, tu souffres, nous souffrons...
L’accident, cet imprévu désoeuvré, a grignoté l’espace déterminé faisant face aux étendues démesurées. Quelque chose s’est dérobé. La connaissance que j’avais de moi jusqu’à lors cède la place à la non reconnaissance de l’altérité.A présent, une dissonance...
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11 février 2015

Tu as l’âge des moussons

Tu as l’âge des moussons
Tu as l’âge des moussons lorsque soumis à la tempête, les mégots de temps s’envolent. Il me faut sans cesse apprendre et réapprendre à me libérer de mon vécu autrement qu’en évoquant le dilemme de la fratrie du sang. Entre les lèvres de la pulsion primitive,...
9 février 2015

Nous habitons les verbes partir et revenir

Nous habitons les verbes partir et revenir
Dans le même fourreau, nous habitons les verbes partir et revenir. Sous la lame froide de la conscience ouverte, tout commence et tout se termine d’un même geste lascif. La plainte déshumanise la douleur pure. Les cris et hurlements me reviennent avec...
2 février 2015

Hébergée dans le nid du pluriel

Hébergée dans le nid du pluriel
Hébergée dans le nid du pluriel, mon empreinte digitale ressemble à celle des ours polaire : du blanc sur du blanc. La vie réinvente l’amour, l’amour multiplie les pistes qui me traversent. Enfant de l’unité pragmatique, je m’additionne comme une marmite...
1 février 2015

L’espace se réduit toujours à ce que j’en vois.

L’espace se réduit toujours à ce que j’en vois.
Je n’avais pas compris l’audace circulant dans les veines du jour. Je n’imaginais pas le silence comme une portée musicale abstraite installée dans ma chair. Le choc vécu est un réveil, un éveil à la pureté des ondes qui m’effleurent inlassablement. Estourbi,...
20 janvier 2015

Tu passes et tu perles.

Tu passes et tu perles.
Dans la nudité tous les cœurs sont parents. L’humanité toute entière baigne dans le sang prisonnier de la chair qui affronte le soleil. Portes ouvertes où nulle cérémonie n’a eu lieu, mon âme porte en elle le suicide divin des arbres où ravinent les ombres...
9 janvier 2015

Combien mesure le monde ?

Combien mesure le monde ?
Combien mesure le monde, la bêtise des sérails et les marches initiatiques ? J’apprends tout dans le parcours que j’entreprends. Je ne sais rien qui ne soit une mesure, une méthode utilitaire pour avancer plus aisément. Chaque pas est un enseignement...
6 janvier 2015

Les mots nous tiennent dehors

Les mots nous tiennent dehors
Les mots nous tiennent dehors. Ils squattent les apparences et dérapent sur l’herbe mouillée qui nous devance. Dans le repli, indissociable de son propre souffle, l’homme arpente les reliefs inconsidérés de ses tumultes. Il n’y a pas de prise, les angles...
19 janvier 2015

Une vie entière s’exprime à l’improviste

Une vie entière s’exprime à l’improviste
Une vie entière s’exprime à l’improviste. Sans rien céder à la déraison, l’existence ordonnée nous échappe. Que vais-je faire de moi ? Partout, des bouquets de lavande attendent la caresse du soleil pour s’épanouir. L’alternative à la dépendance est aussi...
17 janvier 2015

L’imprévu ne m’a pas tué.

L’imprévu ne m’a pas tué.
Souffre mon âme de tes deux yeux crevés ! La jarretière se porte haut sur les balcons de mon ciel. Le mariage du firmament et de la terre reste un euphémisme lorsque mon corps décapité rugit de sa gloire perdue. La synergie de mon être est fragmentée,...
16 janvier 2015

Le désespoir n’a pas d’odeur.

Le désespoir n’a pas d’odeur.
La terreur de voir son corps mutilé est inexplicable. Il y a quelque chose de définitif dans la morsure. La matière croyait dormir dans l’épaisseur inerte de l’éternité. Et puis, soudain, c’est la transformation, la mutation radicale. La transmutation....
15 janvier 2015

Ne plus se crisper au moindre hoquet

Ne plus se crisper au moindre hoquet
Avec le temps, ne plus se crisper au moindre hoquet devient difficile. J’ai passé toute ma vie à chercher comment rendre le réel plus supportable. Mais, la signature du sang enraciné dans l’ombre s’estompe où la terre finit. Des caillots durs et compacts...
13 janvier 2015

L’autre…

L’autre…
L’autre, je l’ai peut-être entendu sous tes pas. Il creuse les angles d’un miroir sans image, il boit l’eau du puits que nos pères avaient avalé au crépuscule de leur fatigue. Nos visages et nos gosiers sont les rançons de nos aventures sinueuses. Le...
10 janvier 2015

Peut-on aimer sans l’espoir d’une revanche sur le désastre ?

Peut-on aimer sans l’espoir d’une revanche sur le désastre ?
Peut-on aimer sans l’espoir d’une revanche sur le désastre ? La réplique attendue par les sens pourrait être inconvenante. Mes rêves n’ont pas la prétention de refaire le monde. Ils libèrent le souffle de mon cœur resté dans tes mains. Ils projettent...
7 janvier 2015

Que de médiocres consolations !

Que de médiocres consolations !
Que de médiocres consolations ! L’espoir s’effondre puis rechute, il brigue la joie et le miracle des jouissances fortes. Ranimé par d’incessantes projections, il illumine jusqu’aux bosquets bordant les frontières des fontaines aux eaux troubles. Entourées...
19 novembre 2014

Je suis une promesse flottante.

Je suis une promesse flottante.
Excentrique langage des feux qui nous traversent, la joie s’éprouve, béate, comme une prière exaucée qui s’extirpe des noirceurs profondes. Subversive, elle éclate comme un bourgeon de miel au cœur de nos déserts. Débauchée, elle dérègle mes rapports...
26 décembre 2014

N'allez pas croire que le monde est mourant

N'allez pas croire que le monde est mourant
N'allez pas croire que le monde est mourant. Nous sommes assis devant la fenêtre de l'irrésolu. Nous persistons à penser que notre conscience est l'aboutissement de ce que l'on vit. Que nenni ! Les mauvais rêves sont foison. Nos cortex sont la vitrine...
25 décembre 2014

Il faut du courage

Il faut du courage
Il faut du courage pour ne pas crier sa haine et son mépris. Les plaies échevelées et acculées décrispent les langues cyniques. Entre quatre murs d’abstinence, de chatoyantes paroles mixent peau et cœur dans la barbarie d’un néant vengeur. Accoupler malchance...
23 décembre 2014

Ô terre d’ivresse

Ô terre d’ivresse
Ô terre d’ivresse, que tes joncs deviennent piquants ! Tes ruisseaux troubles et fatigués ressemblent à des bras couronnant l’embrassade avec la terre dépolie. Ce matin, ailes frétillantes et cœur tremblant, une cigale isolée crissa ses derniers mots...
19 décembre 2014

On parle de soi comme l’on récite des gammes.

On parle de soi comme l’on récite des gammes.
On parle de soi comme l’on récite des gammes. Sous les branchages monochromes du figuratif, l’identité que l’on habite est prisonnière de la dimension qu’elle occupe. Nous ne sommes propriétaires de rien. La symphonie des agacements qui nous traversent...
18 octobre 2014

Je suis un prétexte au mouvement.

Je suis un prétexte au mouvement.
Un matin gris de reliquats interminables, à l’heure nue qui monte des cimetières d’écumes, j’ai vu une beauté sauvageonne remonter des transparences inexplicables et s’ériger à hauteur de la lumière. J’ai aussitôt tourné de l’œil, aveuglé par mille miroirs...
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